Lexique Boursier 

toutes les définitions que vous cherchez

Consulter toutes les définitions pour mieux comprendre la bourse, l”économie et la finance via notre lexique bourse

Le Lexique de la Bourse

Il y a 107 mots dans ce répertoire commençant par la lettre C.
CAC
Dans le domaine boursier, ce sigle désigne la Cotation Assistée en Continu. Cet outil a été créé par la Compagnie des Agents de Change (devenue NYSE Euronext), qui sont des officiers ministériels, en charge de l'organisation et de la surveillance des Bourses. Tout au long des horaires d'ouverture de la Bourse, des milliers de titres, et parfois bien davantage, changent de main, entre les acheteurs et les vendeurs. Cela détermine le cours des actions, qui sont ainsi cotées en permanence.

CAC 40
Ce terme désigne les 40 plus grandes entreprises, cotées à la Bourse de Paris, en termes de volumes d'échanges quotidiens, de liquidités, et de représentativité. Elles sont choisies parmi les 100 principales entreprises françaises, en termes de capitalisation. Le poids de chaque entreprise est pondéré et limité à 15 %, pour éviter de fausser l'indice. Toutes les 30 secondes, le cours du CAC 40, comptabilisé sur une base de 1 000 points, donne une indication de la vigueur, ou de l'apathie du marché boursier, selon le volume des échanges. Une fois par trimestre, le conseil scientifique de NYSE Euronext se réunit pour décider des entreprises qui feront partie, ou plus, du panel. Ainsi, des entreprises font leur entrée au CAC 40, et d'autres en sortent, ce qui constitue une référence pour de nombreux experts financiers.

CAC AllShares
Il s'agit d'un indice boursier, déterminé par Euronext Paris, dont l'assise est beaucoup plus large que le CAC 40. Cet indice est composé de toutes les sociétés françaises ou étrangères éligibles, cotées à la Bourse de Paris, dont la capitalisation boursière excède 10 millions d'euros. Ce panel d'entreprise varie d'une année sur l'autre. Le calcul de ce taux est effectué en fonction des cours d'ouverture et de fermeture.

CAC IT
Le sigle IT signifie l'Indice Technologique, selon le modèle du NASDAQ américain. Il s'agit d'un indice spécifique, ouvert à toutes les entreprises travaillant dans le domaine des nouvelles technologies, que ce soit l'informatique, l'espace, la robotique, la communication, ou les télécommunications. Cet indice donne un reflet du dynamisme des nouvelles technologies à la Bourse de Paris, mais subit aussi les grandes mutations de ces secteurs. Comme ces entreprises agissent dans des domaines novateurs mais très concurrentiels, cet indice a subi plusieurs réévaluations et changements, au cours de sa courte histoire.

CAC Small 90
Cet indice indique une tendance, un échantillonnage, tiré de l' indice SBF 250, sans toutefois y intégrer les 60 valeurs de l'indice CAC 40, ni celles du CAC Next 20. Il reste ainsi un certain nombre de valeurs. On ne retient que celles qui affichent les capitalisations les plus faibles. Cela forme la base du CAC Small 90. Leur publication suit celle des valeurs CAC Mid100. Avec un calcul quotidien, la publication de ses cours d'ouverture et de clôture, cet indice, parmi d'autres, cherche à détecter les évolutions financières, non pas seulement des grandes entreprises, mais aussi des moyennes et des relativement petites.

Caisse d'épargne
Etablissement public chargé de recueillir et de conserver l'argent déposé volontairement par des particuliers, moyennant une rétribution fixée par le gouvernement. Les fonds sont garantis par l'État, et les retraits sont libres, mais le plafond de dépôt est plafonné, fixé par décret. Dans le passé, la Caisse d'Épargne avait le monopole de l'épargne populaire, par l'entremise du fameux Livret A, aux intérêts non imposables, aujourd'hui concurrencé. Elle s'est également ouverte à la concurrence, proposant des prêts à la consommation, des crédits immobiliers ou des assurances-vie. Elle finance également les travaux de rénovation ou de mise aux normes écologiques des bâtiments.

Caisse des dépots et consignations
La Caisse des Dépôts et Consignations est un organisme public créé en 1816. Elle remplit plusieurs rôles. D'une part, elle recueille des fonds litigieux ou contestés, dans le cadre de procédures judiciaires et comptables. Elle sert ainsi de caisse de fonds bloqués, en attendant l'issue des procédures, qui en déterminera le véritable propriétaire. D'autre part, en tant qu'institution financière, elle intervient pour le développement économique à long terme. Elle est au service de l'intérêt général, celui de l'État ou des collectivités territoriales. Pour cela, elle gère des fonds de caisses d'Épargne, d'organismes de retraite, de la Justice et de la Sécurité Sociale, entre autres. Elle peut ainsi financer aussi bien des universités que des micro-entreprises ou des projets écologiques.

Call money
Le call money concerne les dépôts à court terme. Il s'agit d'argent disponible au jour le jour, sans contraintes de temps de part et d'autre, moyennant un intérêt décidé au préalable. Ces dépôts à court terme sont le plus souvent pratiqués par des institutions financières ou des banques, ayant besoin de grandes quantités d'argent frais, sur de très courtes périodes. Le créancier peut exiger le remboursement à tout moment, et le débiteur peut également rembourser sans préavis.

Cap de taux
Le cap de taux est un outil financier, mis en place pour limiter la hausse maximum d'un taux d'intérêt. On l'utilise principalement dans le cadre d'un emprunt obligataire ou d'un crédit. Le montant comme la durée sont déterminés à l'avance, lors de la signature du contrat. Moyennant une prime versée immédiatement, l'emprunteur se prémunit contre de fortes hausses. Ainsi, le taux du crédit reste variable, mais limité par le Cap, et l'emprunteur garde la possibilité de bénéficier d'une baisse de taux selon l'évolution du marché.

Capacité de financement
La capacité de financement désigne les ressources disponibles pour un projet d'investissement. Ce terme est davantage courant dans le monde des entreprises que des particuliers. Il s'agit à la fois de l'épargne et des recettes, comparées aux dépenses obligatoires et prévisibles. Si une entreprise souhaite construire une nouvelle usine ou un nouveau laboratoire, la première question que se poseront les financiers est « Quelle est sa capacité de financement ? ». Une part proviendra de sa capacité d'autofinancement, une autre part pourra provenir d'un emprunt

Capital acquis
Le capital acquis est une forme de placement, utilisée principalement dans les contrats d'assurance-vie, ou de capitalisation. Cela suit le même principe que les points acquis par les cotisations aux régimes de retraite. Dans le cadre de l'assurance-vie, est d'abord comptabilisée une prime nette, calculée au taux minimum garanti. A cela s'ajoutent les participations aux bénéfices de la compagnie, qu'ils soient techniques ou financiers. La valeur de ce capital est généralement comptée en points. Chaque part équivaut à une valeur financière, déduction faite des frais de gestion. Concernant les contrats de capitalisation, la prime versée (frais d'adhésion déduits) est majorée chaque année des bénéfices réalisés par la compagnie d'assurance.

Capital transmission
Le capital transmission est le processus de modification de l' actionnariat d'une entreprise. Lorsque les actionnaires majoritaires veulent vendre, d'autres investisseurs peuvent se présenter. Le capital leur est alors transmis, ils deviennent donc propriétaires d'un certain nombre de parts de l'entreprise, au prorata de leur apport. Plusieurs types de financement sont possibles lors de cette transmission. Les investisseurs peuvent être des fonds d'investissement : l'entreprise peut être reprise par ses salariés ; ou encore, il peut être envisagé d'utiliser les techniques du LBO. Cette dernière, Leverage Buy-Out, consiste en un rachat par effet de levier, c'est-à-dire en recourant à un fort endettement bancaire.

Capitalisation distribution
La capitalisation consiste à ajouter les intérêts du capital à celui-ci, pour en augmenter la valeur. Les OPCVM (SICAV ou FCP) peuvent choisissent de distribuer, ou pas, les revenus des actifs de leur portefeuille. Se les revenus et intérêts sont distribués, ils sont taxables à la date d'encaissement. Si ces revenus sont capitalisés, ils ne seront taxés qu'en cas de liquidation de l'entreprise, ou si le titulaire vend les actions qu'il détient.

Capitalization funds
En français, correspond à l'expression fonds de capitalisation. Les fonds de capitalisation sont des organismes de placement, juridiquement proches des OPCVM. (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières.) Leur objectif est l'augmentation de leurs fonds, d'où leur nom. Contrairement aux fonds de distribution, ils ne versent ni intérêt, ni dividende, mais réinvestissent la totalité de leurs profits et plus-values. La valeur des parts des actionnaires est donc fonction de l'estimation de leur valeur liquidative. Avantage pour les actionnaires : ils ne sont imposés qu'au moment où ils cèdent leurs parts.

Carnet d ordres
Le carnet d ordres récapitule instantanément l ensemble des ordres de bourse émis sur une valeur, que ce soit les ordres d achat ou de vente. Ce carnet d ordres est consultable par tous les investisseurs. Le Nyse Euronext centralise un carnet d ordres unique, pour ses marchés au comptant de Paris, Bruxelles et Amsterdam. Les négociations étant concentrées sur une seule ligne, cela permet aux investisseurs de négocier en connaissant l état de l offre et de la demande.

Carry trade
Le carry trade est une technique financière, dont l'objectif est de profiter des différentiels des taux d'intérêt, entre différentes classes d'actifs. Par exemple, le boursicoteur pratiquant le carry trade emprunte, à terme, une devise dont le taux d'intérêt est faible. Puis il réinvestit son emprunt en achetant une devise dont le taux d'intérêt est élevé. Son profit sera la différence entre l'argent emprunté à bon marché, et prêté à meilleur taux. C'est un procédé utilisé notamment pour le Forex.

Cash extraction
Le cash extraction désigne une technique financière. Si des actions sont en hausse, mais que l'on craint un retournement de tendance, on peut pratiquer le cash extraction. L'investisseur peut décider de prendre une partie, ou la totalité de ses bénéfices, sur l'action en question. Puis il les place en titres sécurisés sur le marché monétaire. Le solde sera utilisé pour acheter un call, c'est-à-dire un droit d'acheter une action à tarif fixé. Ainsi, son capital sera garanti, et, si la hausse se poursuit, il pourra utiliser son call au moment choisi.

Cash Flow Return on Investment
Le Cash Flow Return on Invesment est un modèle évaluant le retour sur investissement. Il concerne chaque investissement effectué par une société. Cet indicateur en calcule la rentabilité moyenne, en comparaison avec la part du capital investi, non en tenant compte des performances de l'entreprise ou de ses gains, mais uniquement par rapport aux intérêts des capitaux placés sur le marché. Cela permet de déterminer si cet investissement est rentable, par rapport à des placements financiers.

Certificat coopératif d investissement
Le certificat coopératif d \'investissement peut être comparé à une action sans droit de vote. Émis par une société coopérative, ou bien une société mutualiste, il est coté en Bourse.L investisseur peut acquérir une part du capital d une entreprise coopérative, mais sans pouvoir en influencer les décisions, étant donné son caractère particulier, et sans en être sociétaire. Il n y a donc pas d assemblée d actionnaires, où les dirigeants exposent les grandes lignes de leurs résultats et de leurs projets.Négociables comme les actions, ces certificats coopératifs d investissement donnent droit à une rémunération à leurs détenteurs.

Certificat d investissement privilégié
Le certificat d investissement privilégié (CIV) est un titre de propriété partielle, en général mis en vente par un État, une entreprise nationalisée, ou un établissement public. Il s apparente à une action, mais le dividende lui est versé en priorité, à un taux supérieur. Ce privilège est destiné à compenser l absence de droit de vote, caractéristique de ce certificat.Les entreprises qui émettent des certificats d\\\'investissements privilégiés souhaitent augmenter leur capital, mais sans partager le pouvoir de décision attaché aux actions.

Certificat de trésorerie
Le certificat de trésorerie (CT) est un produit financier, négociable à court terme (3 mois, six mois ou un an), émis par le royaume belge pour se procurer des liquidités. Les adjudications d'émissions sont bimensuelles. Comparables aux BTF (Bons du Trésor à taux fixe) du Trésor public français, les certificats de trésorerie représentent une faible part de la dette belge, environ 10 %. Ces certificats peuvent s'acheter auprès des institutions financières sur le marché primaire, et sont négociables en Bourse, principalement sur le marché électronique MTS.

CFTC
La CFTC signifie Commodity Futures Trading Commission. Fondée par le Commodity Futures Trading Commission Act en 1974, cette agence fédérale américaine située à Washington est chargée de surveiller les Bourses de commerce qui traitent les matières premières. Indépendante du pouvoir politique et financier, la CFTC a pour mission de réguler le marché des options et des marchés à terme, pour protéger les investisseurs contre les manipulations de cours, les fraudes, ou les pratiques illicites, par exemple les délits d'initiés. Et aussi d'améliorer la sécurité et l'efficacité des systèmes informatisés de transactions.

Chandeliers japonais
À l'origine, le chandelier japonais servait à la cotation du riz au Japon. Il s'agit d'une représentation utilisée dans le chartisme (technique de prospective boursière). À partir du cours d'ouverture, de son plus haut, de son plus bas, et de son cours de clôture, on obtient une illustration graphique. Si le cours a monté dans la journée, le chandelier sera vert ou blanc. S'il est rouge ou noir, la valeur du titre ou de l'indice a baissé. Sur une période plus longue, des chandeliers japonais peuvent former des représentations symboliques, comme le pendu ou le marteau. Les chartistes les interprètent comme des signaux de vente ou d'achat.

Change à terme
Le change à terme est un outil de prévention des risques liés aux variations des devises, et parfois un instrument de spéculation pour les traders. En achetant aujourd'hui des devises qu'ils encaisseront ultérieurement, les exportateurs et importateurs souhaitent se couvrir contre les fluctuations de leur valeur. Supérieur à deux jours ouvrables, le change à terme consiste donc à différer le dénouement de la transaction. Pour calculer le cours du terme, on compare le taux d'intérêt de la devise contre celui de l'autre devise, pendant la durée du terme. Ce dernier peut jouer à la hausse (en report) ou à la baisse (en déport).

Charges de retraite
Les charges de retraite de base sont obligatoires pour les entreprises, mais leur montant dépend du régime de retraite en place dans chacune, notamment pour les retraites complémentaires et éventuellement les mutuelles. Pour les régimes de répartition, à cotisations définies, comme c'est le cas en France, ces charges sont imputables sur l'exercice comptable en cours. Dans les régimes de capitalisation, ces charges peuvent être imputées sur les exercices précédents, sur les capitaux propres. La charge de retraite sera alors composée des droits acquis dans l'année (service cost en anglais), ainsi que de la désactualisation (pour compenser l'augmentation annuelle), comptabilisée en charge financière (interest cost).

Chartisme
Dans le domaine financier, le chartisme désigne une méthode de prospective, utilisée principalement par les boursicoteurs et les traders. Cette méthode se fonde sur l'analyse des représentations graphiques qui apparaissent dans le cours d'une action, suite à sa cotation de minute en minute, d'heure en heure, de jour en jour, etc. En examinant ses pics, ses hausses ou baisses par à-coups, ses dents de scie, ses effondrements rapides suivis de remontées tout aussi rapides, les chartistes (analystes graphiques) s'efforcent de prévoir la prochaine évolution du cours d'une action ou d'une monnaie.

Chi-X
Le Chi-X est une Bourse basée à Londres, en ligne comme elles le sont toutes aujourd'hui, même si la Corbeille joue encore un certain rôle. Sa particularité est d'être une plate-forme paneuropéenne. Fondée en 2007, elle se classe déjà au deuxième rang en Europe pour le volume des affaires qu'elle traite, juste après le London Stock Exchange. Le Chi-X, fort de son expertise en transactions électroniques, vise maintenant des marchés non européens, comme l'Australie ou le Japon.

Chicago Board Of Options Exchange
C'est à Chicago que fut fondée la première Bourse d'échanges au monde, en 1848. Au départ, il s'agissait de faciliter les achats et les ventes de viande, de cuir, et de matières agricoles, notamment à terme, pour éviter de subir de trop fortes variations de cours. Aujourd'hui le Chicago Board of Options Exchange est devenu le premier marché à terme mondial, pour les indices, les options, les taux d'intérêt, et d'autres produits dérivés. Il a été racheté en 2007 par le Chicago Mercantile Exchange, et est désormais intégré au CME Group.

Chicago Board Of Trade
Le CBOT, Bourse de Commerce de Chicago, est la plus ancienne Bourse mondiale, mais aussi la plus ancienne bourse où se traitent les marchés à terme, les futures, les options, les produits dérivés, les taux d'intérêt ou les indices. Gérant plus de 50 options à travers ses 3 600 membres, c'est le principal marché dérivé au monde pour les instruments financiers. Les transactions s'y traitent à la Corbeille, mais surtout électroniquement. Le Chicago Board of Trade est maintenant intégré au Chicago Mercantile Exchange (CME Group), avec le NYMEX et le COMEX.

Chicago Mercantile Exchange
Le Chicago Mercantile Exchange (CME) est une Bourse, jadis concurrente du CBOT, mais qui a racheté ce dernier en 2007. Elle a aussi acheté et intégré le New York Mercantile Exchange (NYMEX) et le COMEX (Commodity Exchange Inc.), pour former le CME Group. Chicago est ainsi devenue la première place boursière mondiale, pour les options, les futures, et tous les instruments financiers des marchés à terme. Ce marché traite d'importants volumes sur les classes d'actifs les plus variées, et est très dynamique pour tous les produits dérivés.

CIP
Le CIP, certificat d'investissement privilégié, a toutes les caractéristiques d'une action, hormis le droit de vote. Quand on est actionnaire, on est partiellement propriétaire d'une entreprise, on peut participer aux assemblées générales, et voter pour ou contre les décisions proposées. Lorsqu'on achète un certificat d'investissement privilégié, on ne peut participer aux orientations de l'entreprise. En compensation, le dividende est en général supérieur à celui d'une action. Ce type de titres est surtout émis par des établissements publics ou des États. Les certificats d'investissement sont limités au quart du capital social de l'entreprise, en nombre aussi grand que les certificats de droit de vote. Les nouveaux actionnaires reçoivent un certificat d'investissement privilégié, tandis que les anciens actionnaires reçoivent les droits de vote. Ceci, pour éviter que la structure du capital ne soit trop modifiée par l'arrivée de nouveaux entrants. Un certificat d'investissement peut être coté en Bourse, et se négocier comme une action.

Clause antidilution
Pour assurer son développement, une entreprise a besoin que le noyau de son actionnariat soit stable. Cela permet de garantir que la direction ne sera pas remplacée en cas de changement de contrôle, et que ses grandes orientations seront maintenues. La clause anti-dilution prévoit qu'en cas de vente de ses parts par un des actionnaires, il devra d'abord les proposer au groupe majoritaire, le plus souvent les fondateurs de l'entreprise, pour éviter la dilution du capital. Souvent utilisée lors d'une fusion-acquisition ou d'une augmentation de capital, cette clause est renforcée par une clause de garantie de valeur, garantissant aux actionnaires que leurs titres ne seront pas dévalués lors de l'opération.

Clause bénéficiaire
La clause bénéficiaire est celle qui désigne le nom du bénéficiaire d'un contrat, souvent un contrat d'assurance-vie. Par exemple, le conjoint, les enfants, un ami, une association caritative, indépendamment d'un testament qui pourrait par ailleurs être rédigé. En cas de décès, l'assurance vie débloque les fonds garantis en faveur du bénéficiaire. Il est possible de changer ce nom, en cas de divorce par exemple, sauf s'il a déjà accepté par écrit. Dans ce cas, seul le testament l'emportera sur ces dispositions. Pour éviter d'éventuels litiges, mieux vaut faire en sorte que le testament soit clairement rédigé devant deux témoins, qui n'en sont pas bénéficiaires.

Clause d'associé le plus favorisé
Il semblerait injuste aux fondateurs d'une entreprise, ou à ses actionnaires anciens, que de nouveaux actionnaires obtiennent davantage de privilèges qu'eux. La clause d'associé le plus favorisé garantit que les anciens bénéficieront des mêmes conditions favorables que ceux qui entrent dans le capital, par exemple en cas d'émission de nouvelles actions. Cela permet à l'entreprise d'attirer de nouveaux investisseurs, tout en satisfaisant son actionnariat historique.

Clause d'extension
La clause d'extension offre à une entreprise la possibilité de choisir le capital qu'elle propose au public, lors d'une émission d'actions ou d'obligations. Elle peut augmenter ou réduire sa création de titres, en fonction de la demande de différentes catégories d'actionnaires, par exemple des particuliers, des fonds de placement, de grands investisseurs institutionnels, ou encore des fonds de pension. Pendant la période d'émission, cette souplesse offre un certain contrôle sur les cours, pour éviter une trop grande flambée ou un effondrement qui fausserait la valeur réelle de l'entreprise.

Clause de reprise
Pour les particuliers, la clause de reprise peut concerner un contrat d'assurance vie multisupport. Pour les entreprises, cette clause permet à un investisseur, un fonds de placement ou une banque, de décider d'investir dans telle ou telle classe d'actifs, soit pour spécialiser son portefeuille, soit pour le diversifier. Dans le domaine financier, la clause de reprise permet de modifier la composition de l'actionnariat, lors d'une offre à prix ferme (OPF), pour l'équilibrer. Par exemple, l'institution financière peut augmenter ou réduire son offre internationale pour privilégier les investisseurs locaux, augmenter ou réduire la part disponible pour les particuliers, ou les investisseurs institutionnels. Elle garde ainsi le contrôle de la quantité de titres qu'elle met sur le marché.

Clause de rûretés financières
La clause de sûretés financières fait partie des clauses dites négatives, limitant les droits de l'emprunteur. Parmi celles en usage dans les contrats d'émissions d'obligations, il y a la clause de sûreté négative, la clause pari passu (qui signifie en latin "d'un pas égal"), ou encore la clause de défaut et la clause de réserve de propriété. Ces différentes clauses visent à protéger les investisseurs, et garantir leur droit de gage pour le remboursement de leurs créances.

Clause de Standstill Agreement
Une clause de standstill agreement est une clause de limitation provisoire de son droit de propriété, notamment celui d'en disposer librement. Par cette clause, un actionnaire s'interdit de vendre ses actions ou d'en acheter de nouvelles, pendant un certain laps de temps, ou jusqu'à la date d'un certain événement ; par exemple une annonce importante, le lancement d'un nouveau produit, une restructuration du capital, une acquisition, le recrutement d'un nouveau directeur général.

Click Option
Le click option est un produit dérivé. Il s'agit d'une option de nature spéculative, à brève échéance, en général émise pour six semaines. On peut l'acheter haussier ou baissier. Si la valeur de l'actif sous-jacent (actif sur lequel il repose) atteint avant l'échéance un certain prix, il est bénéficiaire, et déficitaire dans le cas contraire. Comme son effet de levier est très puissant, dans un sens ou dans l'autre, il est plutôt réservé aux spécialistes qu'aux investisseurs amateurs. Le click option reste négociable sur le marché, avant son terme.

Closed-end Fund
Le closed-end fund ou closed-ended fund représente un modèle d'investissement collectif, avec une double particularité : la date d'échéance en est connue, et le nombre de parts est fixé au départ. Closed, fermé, et ended, terminé. Son gestionnaire connaît d'emblée le montant des ressources dont il dispose. À la différence des open end funds, l'institution qui l'a émis ne peut augmenter l'offre pour satisfaire la demande. Les titres ne peuvent être achetés et vendus que sur le marché monétaire, sachant que leur nombre est invariable. Lors de la création d'un fonds de ce type aux États-Unis, il doit être enregistré sous le Securities Act de 1933 et l'Investment Company Act de 1940.

Club d'investissement
Un club d'investissement est l'association de plusieurs partenaires, en général de 5 à 20, qui mettent en commun une certaine somme pour investir collectivement sur le marché boursier. Il est fondé pour une période de dix ans maximum, sous le régime de la convention d'indivision, ou sous le statut de société civile à capital variable. Au départ, puis de manière régulière, ses membres verseront des fonds, et décideront collectivement des achats ou ventes qu'ils souhaitent réaliser pour faire fructifier leur capital. Ils acquièrent ainsi une connaissance des sociétés cotées, des mécanismes d'achats fermes ou à terme, et du fonctionnement général de la Bourse.

CME
Le Chicago Mercantile Exchange est un marché essentiellement actif sur instruments financiers comme les produits dérivés, le premier aux États-Unis et le second au monde. Devenu CME Group après son rachat du CBOT, il traite aussi bien les futures, les options, les monnaies, les taux d'intérêt, les contracts for difference et d'autres indices sur les stocks. Les produits agricoles, qui étaient sa raison d'être au 18e siècle, ne représentent plus qu'une petite part de son volume d'activité.

CMPC
Les entreprises et les financiers ont besoin d'évaluer le taux de rentabilité du capital investi dans tel ou tel secteur. Le Coût Moyen Pondéré du Capital (CMPC) est un instrument de mesure, pour déterminer la valeur réelle ajoutée par chaque part de capital investi. Une entreprise dispose principalement de trois sources de financement : l'argent apporté par ses associés, sous forme de dotation en capital ; l'argent emprunté ; et l'autofinancement. Avec l'indicateur CMPC, elle peut chercher la source de financement la moins chère. Pour les investisseurs, il permet de comparer avec d'autres investissements comparables qu'ils pourraient faire. Pour les créanciers, il mesure le coût des dettes, c'est-à-dire les intérêts et frais à rembourser aux prêteurs. Le CMPC sert donc à la fois d'indicateur de rentabilité, et de mesure de risque.

Co-chef de file
Les institutions financières, pour réaliser des opérations d'envergure comme une émission d'obligations ou une introduction en Bourse, s'appuient sur des groupes d'investisseurs amis. À la fois pour augmenter leur surface financière, leurs capacités organisationnelles, leur niveau d'expertise, et leur efficacité commerciale. Le chef de file est le groupe ou la banque qui pilote l'opération. Il s'associe à des co-chefs de file, qui placeront une part des titres auprès de leurs clients ou du public, moyennant rémunération. Le chef de file gardera la maîtrise de la finalisation de l'opération, mais les co-chefs de file joueront un rôle non négligeable dans sa réussite. L'équivalent anglais est co-lead manager, associé au lead manager.

Co-lead manager
Une levée de fonds, une augmentation de capital, une Offre Publique d'Achat, une fusion-acquisition, ou une introduction en Bourse demande une préparation coûteuse en frais financiers et en expertise. Pour réussir l'opération le lead manager, chef de file, s'associe souvent à un ou des co-lead managers. Ceux-ci peuvent être des banques d'affaires, des compagnies financières, ou des fonds d'investissement. Le co-lead manager apportera ses conseils et son réseau, et surtout sera chargé d'écouler des titres, et de contribuer à la réussite de l'opération, moyennant une commission.

Code ISIN
L'International Securities Identification Number, plus souvent appelé ISIN, remplace l'ancien code valeur SICOVAM. Il s'agit d'un numéro d'identification internationale, qui distingue chaque produit financier (titre de créance négociable). Composé des deux premières lettres du pays émetteur (FR pour la France), suivies de dix chiffres, il s'applique aussi bien aux actions, obligations, parts de SICAV ou de FCP, OPCVM, options, trackers, warrants, bons du Trésor... En France, ce code est attribué par EUROCLEAR. Il figure sur les sites internet, les relevés, les comptes, et dans toute la communication des vendeurs, acheteurs, courtiers, financiers et intermédiaires.

Coefficient d'ajustement
Lorsqu'une entreprise augmente son capital, elle le fractionne, pour placer de nouvelles actions dans le public. Supposons qu'il y ait 10 000 actions à 100 euros, cela donne un capital de 1 million. Si l'entreprise double son capital, le cours des actions risquerait de s'effondrer, l'offre excédant la demande. Pour éviter que ses actionnaires actuels ne voient fondre la valeur de leur placement, les financiers utilisent le coefficient d'ajustement, pour en calculer le nouveau cours. C'est souvent dans ce cadre que les émetteurs distribuent des actions gratuites, pour que l'actionnariat actuel ne soit pas lésé par l'opération.

Coefficient de capitalisation
Avant d'investir, les institutions financières utilisent le coefficient de capitalisation. Il s'agit de multiplier une variable donnée, pour estimer, à partir du prix actuel, la valeur future d'une action, d'une entreprise, ou de tout autre bien. Lorsqu'un financier rapproche le cours d'une action avec le bénéfice net d'une entreprise, il en déduit le coefficient de capitalisation. Il sait aussitôt si le titre est à un cours raisonnable, bon marché, ou au contraire trop élevé, en comparaison avec d'autres investissements qui pourraient être réalisés.

Collateralised Debt Obligation
Une CDO, collateralised debt obligation, est une obligation sur dette collatérale, c'est-à-dire conjointe, liée sans y être associée ou confondue avec elle. Il s'agit de réunir différents emprunts dus par des banques, des crédits aux particuliers, ou des obligations émises par des entreprises, puis de les titriser (les rendre liquides) pour les revendre sur le marché. Dans ces CDO, les créances dites "pourries" côtoient les plus sûres, pour diminuer les risques des acheteurs. Le but des émetteurs de CDOs est d'alléger leur bilan et de se refinancer. Depuis la crise des subprimes, ils ont été quasiment supplantés par les Clubs Deals.

Collecte
Dans le langage courant, le mot collecte désigne la demande d'argent ou de dons, pour une organisation caritative par exemple. Ce mot implique la pluralité des donateurs. Dans le domaine financier, la collecte désigne l'assemblage de ressources financières provenant de différents investisseurs, par une banque ou un fonds de placement. Ce sont les collectes provenant des clients particuliers et des entreprises qui permettent aux banques de se procurer des liquidités, qu'elles utilisent pour alimenter leur compte d'exploitation, et pour octroyer des crédits à leurs clients.

Collecteur d'ordres Boursiers
À la différence d'un courtier, le collecteur d'ordres boursiers ne peut intervenir directement sur les marchés boursiers. C'est un intermédiaire, agissant pour le compte d'une entreprise habilitée à négocier en Bourse. Pour les particuliers, il est indispensable de passer par un courtier, qui peut être indépendant, car ils ne peuvent faire leurs transactions directement. Le collecteur d'ordres boursiers travaille pour une entreprise spécialisée dans les investissements, cherchant des clients pour placer les titres dont elle dispose.

Commission de Placement
Lors d'une augmentation de capital, d'une introduction en Bourse, ou d'une émission d'obligations, il y a parfois un engouement tel que les titres sont placés dès leur mise sur le marché. Mais ce n'est pas toujours le cas. La plupart du temps, il faut chercher des souscripteurs. Les institutions financières font donc appel à des intermédiaires, chargés de vendre les titres, en échange d'une commission de placement. Cette commission peut rémunérer un seul fonds d'investissement, ou un syndicat d'établissements, des banques par exemple. Elle s'applique aussi aux emprunts obligataires. Dans ce cas, la commission varie de 0,15 % à 0,50 % du montant placé.

Commission des opérations de Bourse
La mission de la COB, commission des opérations de Bourse, à Paris, était de protéger les investisseurs, notamment en veillant à la sincérité des informations diffusées lors d'une introduction ou d'une fusion-acquisition. Elle détenait le pouvoir d'autoriser ou pas les SICAV, les institutions de crédit et les fonds d'investissement. Elle pouvait aussi enquêter sur les délits d'initiés, ou les manipulations de cours. Elle a fusionné avec le Conseil des Marchés Financiers, pour former l'Autorité des Marchés Financiers, organe indépendant aux pouvoirs très étendus pour surveiller les opérateurs et les transactions.

Commodity Futures Trading Commission
La commodity futures trading commission est la commission américaine pour le marché à terme des matières premières. Il s'agit d'une agence fédérale, établie à Washington par une loi de 1974. Son but est de réguler les contrats à terme et les marchés des options, dont les transactions s'élèvent à des milliards de dollars. Elle veille à éliminer les pratiques frauduleuses, les abus de position, et les manipulations de cours. Son rôle, après la crise commencée en 2007, est devenu plus strict, pour protéger les consommateurs, et garder un marché transparent, ouvert, financièrement sain, et compétitif.

Compartiment
Voilà quelques décennies, les wagons des trains étaient divisés en compartiments. D'où l'évolution du mot, vers le sens de partie intégrée mais séparée d'un tout. Dans le domaine financier, le compartiment désigne un segment d'actifs, classés en fonction de leur nature et de leur taille. Pour la cohérence de l'ensemble, il est plus pratique d'identifier rapidement un actif, et de le distinguer de celui d'un compartiment différent. Les actions elles-mêmes peuvent être classées dans différents compartiments, par exemple sur un critère de capitalisation, ou de liquidité. De même, les valeurs immobilières, les options à terme, ou les obligations, n'appartiennent pas au même compartiment. Il existe aussi des SICAV (à capital variable) à compartiments (les Umbrella Funds).

Competitive Bidding
Le competitive bidding est le fait de mettre en concurrence les soumissions de plusieurs institutions financières. Par exemple, avant de procéder à un placement obligataire ou une émission d'actions, un fonds d'investissement lance un appel d'offres. Parmi les compétiteurs, il choisira le mieux-disant, celui qui lui propose les meilleures conditions, au niveau du prix, des commissions et des prestations incluses. Pour les contrats d'État, la loi oblige à passer de tels appels d'offres transparents, pour éviter le favoritisme voire la corruption. Dans le monde financier, il arrive que le competitive bidding, appel d'offres concurrentiel, soit remplacé par une négociation avec les partenaires habituels.

Compound Interest
L'expression anglo-saxonne compound interest se traduit en français par intérêts composés. Il s'agit des intérêts s'ajoutant à l'intérêt principal d'un prêt ou d'un emprunt. En quelque sorte, c'est l'intérêt sur l'intérêt. En France, le cas le plus fréquent concerne la caisse d'épargne : en l'absence de retrait par l'épargnant, l'intérêt légal s'ajoute au capital, et produit lui-même des intérêts. Si, la première année, l'épargnant dispose de 1 000 euros, et l'année suivante de 1 010 euros, l'intérêt sera calculé sur cette seconde somme. Dans le monde financier, comme les encours sont très importants, ces intérêts composés peuvent avoir une influence déterminante sur le montant des créances.

Compte d'épargne
En France, le compte d'épargne le plus courant est le Livret A de la Poste ou de la Caisse d'Épargne, jadis matérialisé par un carnet sur lequel le guichetier inscrivait les dépôts et les retraits. Aujourd'hui, il est remplacé par des bordereaux informatisés. Le principe est que l'argent déposé rapporte des intérêts, calculés par quinzaine. Ils sont minimes, mais, en compensation, le titulaire peut faire des retraits à sa guise. Parfois, ce compte, notamment le compte d'épargne logement, permettra à son souscripteur de solliciter un prêt immobilier, à des conditions avantageuses. Le fonctionnement des caisses d'épargne, en Europe, se rapprochant de celui des banques, ce compte d'épargne est souvent associé à un carnet de chèques ou une carte bancaire.

Compte sur Livret
Le compte sur livret est avant tout connu comme un produit d'épargne pour les particuliers. Il s'agit d'un compte à vue ouvert à la Poste ou à la Caisse d'Épargne. Les dépôts et retraits sont libres et gratuits. Le capital est rémunéré par un taux d'intérêt fixé par la loi, d'un montant assez faible, mais non imposable. Pour les comptes sur livrets ouverts dans d'autres établissements, aucun plafond n'est imposé. Les intérêts sont librement fixés par l'établissement financier, mais soumis aux prélèvements sociaux s'élevant à 15,5 %. Ils sont également imposables, avec la possibilité de choisir le taux libératoire de 39,5 %.

Compte titre
Il ne serait pas pratique, pour un investisseur ou un épargnant, de mélanger sa comptabilité générale avec celle de ses titres. Le compte titre lui permet de regrouper toutes ses valeurs mobilières sur un compte dédié. Il y place ses actions, obligations, options, et parts de fonds collectifs comme les SICAV et les FCP. Pour les investisseurs en ligne, ce compte titre est ouvert auprès d'un courtier, ou dans un établissement habilité à gérer les transactions électroniques. Le compte titre peut être aussi joint, c'est-à-dire ouvert avec une autre personne. Un mineur peut posséder un compte titre, sous la responsabilité de ses parents. Le compte titre est soumis à la fiscalité des valeurs mobilières. Pour les salariés d'une entreprise cotée, le compte titre peut être un plan d'épargne en actions.

Compte titres
Jadis, les titres étaient matérialisés, en papier, avec parfois un coupon détachable pour percevoir les dividendes. Depuis qu'ils sont dématérialisés, la loi oblige les investisseurs à détenir un compte titre. Le titulaire peut être une personne morale (banque ou fonds d'investissement), ou une personne physique (un particulier, achetant et vendant des titres). Sur ce compte sont enregistrées toutes les valeurs mobilières possédées par son titulaire (actions, obligations, options, warrants, trackers, SICAV, FCP, OPCVM...) Chaque valeur est identifiée par une ligne comptable. Il existe deux sortes de compte titres : le compte ordinaire, sur lequel le client (par l'intermédiaire de son courtier ou gestionnaire habilité) versera ses bénéfices et déduira ses pertes. Ce compte titre est souvent lié à un compte en espèces, pour inscrire les plus-values et moins-values immédiates générées par les transactions de son titulaire. Le second type de compte est le Plan d'Épargne en Actions.

Conseil en investissement
Il existe plusieurs sortes de conseillers en investissement. Ils peuvent être chargés de clientèle dans une banque, travailler pour le compte d'un fonds d'investissement, être gestionnaires de fortunes privées, ou courtiers en direct ou en ligne. Grâce à sa bonne connaissance des marchés, l'expert fournit un conseil en investissement, en fonction du profil du client, de son âge, de sa situation personnelle (notamment s'il a des enfants), et de sa surface financière. Par exemple, il peut recommander l'achat d'un bien immobilier, le placement en obligations, ou au contraire l'ouverture d'un compte à haut rendement à court terme. Le conseiller en investissement, comme tous les professionnels des finances, exerce son activité sous le contrôle de l'Autorité des Marchés Financiers.

Conseiller
De nombreux professionnels exercent de facto la profession de conseiller. Il s'agit d'un expert dans un domaine, qui fait des suggestions, que son client peut appliquer ou pas. Par exemple, un médecin, un avocat, une esthéticienne, un diététicien, un thérapeute. Le conseiller fiscal émet des recommandations, par exemple pour trouver la formule légale la plus avantageuse pour ses clients, notamment pour les placements collectifs comme les SCI (sociétés civiles immobilières). Le conseiller financier, lui, suggère des solutions, pour aider ses clients à optimiser la gestion de leur patrimoine. Dans une banque, le chargé de clientèle est aussi un conseiller, qui propose des produits financiers ou des placements

Conseiller en Gestion de Patrimoine
Parfois appelé gestionnaire de fortune, le conseiller en gestion de patrimoine est un spécialiste connaissant bien le rendement, à court ou long terme, des différents types de placements. Il peut être indépendant, ou travailler pour un établissement bancaire, un fonds d'investissement, ou une compagnie d'assurance. Selon le profil et les fonds disponibles de ses clients, il peut recommander des produits spéculatifs à court terme, des titres à moyen terme, ou des investissements à long terme, comme les bons du Trésor ou l'immobilier. Il veille à diversifier les portefeuilles qu'il gère, pour sécuriser le patrimoine qui lui est confié. Il peut aussi être engagé par une famille pour veiller sur ses biens communs, ou par une entreprise.

Conservateur
Le conservateur est chargé de veiller à la préservation d' un patrimoine, ou de documents. Par exemple, un conservateur de musée, un conservateur des hypothèques (devenu le service chargé de la publicité foncière). Dans le domaine financier, un conservateur veille sur les actifs de sa clientèle. Cette fonction concerne donc les banques, compagnies d'assurance, compagnies financières, et fonds d'investissement. Il tient, en temps réel, le registre informatisé des stocks de titres qui lui sont confiés. Dans les petites structures, le conseiller en investissement est souvent le conservateur. Dans les grandes entreprises, sa fonction peut être séparée, et il n'est pas toujours en contact avec la clientèle.

Conservation des titres
Quand les titres étaient matérialisés, la conservation consistait, le plus souvent, à les placer dans le coffre-fort d'une banque. Aujourd'hui, la conservation des titres implique un suivi électronique en temps réel, pour enregistrer les mouvements d'entrée, d'évolution de leur valeur, et de sortie. Par exemple, l'encaissement des coupons, la vente à terme, la réception des titres achetés, la livraison des titres vendus, et le remboursement d'obligations. Pour en assurer la conservation, les systèmes informatiques sont toujours doublés d'au moins un registre miroir, hébergé sur des serveurs sécurisés.

Contango
Le mot contango signifie le report. Le mot anglais antonyme backwardation se traduisant par déport. Un marché est "en contango" lorsque le prix actuel doit baisser pour converger avec le prix futur. Le mot contango s'applique à des options à terme, comme un forward ou un future. Si le prix est supérieur à celui attendu au moment de la maturité d'un contrat (prix du spot), le produit est sur une cote ascendante, car plus l'échéance est lointaine, plus il se vend cher. Le risque étant qu'au moment du dénouement, le prix payé aujourd'hui soit supérieur à sa valeur réelle de cotation à son terme.

Contrat d'assurance-vie
Le contrat d'assurance vie est un contrat passé entre un particulier (adhérent) et un assureur. L'adhérent (l'assuré) s'engage à payer une ou plusieurs primes, dont le montant et les fréquences sont définis par écrit. De son côté, l'assureur s'engage, en cas de décès de l'adhérent, à verser le fruit de son épargne au bénéficiaire qu'il a désigné, sous forme de rente ou de capital. Ce type de contrat est fréquemment signé par des parents, au profit de leurs enfants mineurs, pour qu'ils puissent poursuivre leurs études.

Contrat de capitalisation
Le contrat de capitalisation est un produit d'épargne, mais dont le terme est limité dans le temps, en général huit ans. Le souscripteur verse un capital sous forme d'une prime unique (qui peut également être complétée si le contrat le prévoit). L'assureur, de son côté, s'engage à le faire fructifier, en échange d'un taux défini, souvent majoré d'une participation aux bénéfices. Le souscripteur peut retirer son capital, mais dans ce cas des pénalités réduiront les avantages de ce type de contrat. Les revenus (les intérêts obtenus à la fin du contrat) sont soumis aux prélèvements sociaux.

Contrat de liquidité
Lorsque les actions d'une entreprise sont peu liquides, leur vente ou leur achat, sur un marché étroit, crée une forte variation de leur valeur, à la baisse ou à la hausse. Pour éviter ce brusque changement qui modifierait sans raison valable le cours de ses actions, l'entreprise émettrice peut passer un contrat de liquidité avec un PSI (prestataire de services d'investissements). Par ce contrat, elle met à sa disposition des actions et des liquidités, afin qu'il achète ou vende si le marché est déséquilibré. Ce contrat est public, et doit être déclaré auprès des autorités monétaires.

Contrat diversifié
Les investisseurs doivent toujours arbitrer entre des produits sûrs, dont le taux est garanti mais modeste. Et des produits plus dynamiques, mais plus volatils. Les contrats d'assurance vie répondent à ces critères. Une partie des fonds est placée en titres immobiliers, ou en obligations. Et une partie est investie dans des classes d'actifs plus rentables, par exemple des actions, options à terme, ou options sur taux. L'objectif des assureurs est de faire fructifier l'épargne qui leur est confiée, en prenant des risques mesurés pour en optimiser la performance.

Contrat DSK
Les contrats de type DSK étaient des contrats d'assurance vie, qui bénéficiaient d'une fiscalité avantageuse. Ils avaient été lancés en 1988 par Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des Finances. Leur caractéristique était que les investissements devaient inclure au moins 50 % d'actions françaises ou européennes, parmi lesquelles 5 % de placements à risque, comme les options à terme, les options sur taux, ou autres instruments financiers volatils. Ce dispositif a été remplacé en 2005 par le contrat NSK.

Contrat en unités de compte
Les contrats en unités de compte désignent des assurances vie, mais, à la différence des contrats en euros, ils ne sont pas garantis, donc réservés à des investisseurs audacieux ou bons connaisseurs des marchés financiers. Les fonds, récoltés par les assureurs dans ce cadre, sont investis dans des produits qui peuvent se révéler plus performants, mais plus risqués, que des obligations en euros. Parmi ces produits, il peut avoir des actions, des parts de SCPI, d'OPCVM, des options sur les taux d'intérêt, et d'autres options à terme.

Contrat multisupports
À la différence d'un contrat en euros, un contrat d'assurance vie multisupport désigne un contrat dont les capitaux seront répartis sur plusieurs types d'investissement. Il peut s'agir d'actions, d'obligations, d'options à terme, ou d'OPCVM. Selon l'évolution des marchés financiers, les conseillers d'investissement (engagés par les assureurs) peuvent aussi choisir des options sur les matières premières, les monnaies, les taux d'intérêt, les indices boursiers... Le rendement peut être supérieur aux contrats en euros, sous réserve des risques liés à la volatilité des instruments financiers.

Contrat sur différences
Le CFD (contract for difference, en anglais) est un achat à découvert, une option particulière, pariant sur l'évolution future du cours d'un produit financier. Les warrants et certificats, par exemple, sont à échéance fixe. Les CFDs eux, sont négociables sans quotité imposée, et peuvent être soldés à n'importe quel moment. Leur cours est indépendant des interventions des gros investisseurs, puisque leur valeur dépend des actifs sous-jacents sur lesquels ils s'appuient. Leur effet de levier est très important, à la hausse comme à la baisse.

Core Tier One
Le mot core signifie noyau ou coeur. Le tier désigne un rang. Le core tier one est donc une notion financière, un indicateur qui permet d'évaluer le ratio de solvabilité d'une banque. Pour le calculer, on ne tient compte que des capitaux apportés par les actionnaires, auxquels s'ajoutent les bénéfices accumulés d'une année sur l'autre. L'indicateur core tier one établit une relation entre les fonds propres et les actifs. Ceci, après pondération des risques, et après avoir exclu les capitaux hybrides de type obligations convertibles.

Corentier
Le corentier est quelqu'un qui bénéficie en partie de la rente d'une autre personne. Un rentier (adhérent-rentier), lorsque commence effectivement sa rente, peut désigner un tiers, en qualité de corentier. En cas de décès, des dispositions peuvent être prises pour que le corentier bénéficie d'une rente de réversion, qui peut atteindre 60 %, voire 100 % de la rente d'origine. Dans le cas d'une rente viagère, si celle-ci court sur deux têtes, le paiement continuera jusqu'au décès des deux corentiers, selon un montant fixé à l'avance lors de l'achat en viager.

Corporate aalue at risk
La corporate value at risk est une méthode d'évaluation des risques auxquels sont exposés les investissements d'une entreprise, en comparaison avec le rendement espéré. Par exemple, qu'il s'agisse d'achat de machines-outils, mobiliers ou immobiliers, ou encore de produits financiers, la corporate value at risk permet d'évaluer la profitabilité d'une opération, par rapport à l'estimation des risques encourus. C'est à partir de cette évaluation que les dirigeants d'une entreprise arbitreront pour allouer les fonds disponibles (ou les emprunts) à tel ou tel secteur d'activité.

Corridor
Le corridor désigne l'espace qui sépare deux niveaux de cotation d'une même valeur, le plus souvent une option à terme. Cette stratégie financière, le corridor, est la combinaison simultanée d'une position acheteuse et d'une position vendeuse. Par exemple, un intervenant achète à terme, au même moment, un cap (option à terme ou taux) à une certaine valeur, et un autre cap, de valeur plus élevée. Le corridor se situe entre les deux. Le financier espère que la vente du cap plus élevé permettra de réduire son coût de couverture. Il reste toutefois exposé aux pertes, si ce second cap monte au-delà du prix qu'il l'a payé.

Cotation
La cotation est un terme réservé aux produits vendus sur les marchés financiers. Il s'agit de son cours d'achat et de vente, selon l'offre et la demande. Une entreprise cotée est une entreprise que les autorités financières ont autorisé à vendre des actions de son capital au public, à la Bourse. L'intérêt pour elle est qu'elle peut lever des capitaux ; pour ses actionnaires, leurs actions deviennent liquides, c'est-à-dire vendables. La cotation se déroule tout au long de la journée, sauf pour quelques produits financiers. À tout instant, la masse des vendeurs voulant se défaire d'un titre, et celle des acheteurs voulant l'acquérir, détermine son cours.

Cotation à l'incertain
La cotation à l'incertain est un mode de calcul lors de la cotation des devises qui sont librement vendables ou achetables sur le marché des changes. La cotation à l'incertain consiste à calculer la valeur d'une devise en un certain nombre d'unités de la monnaie nationale. Par exemple 1 $ = 0,87248 euro. Pour obtenir la contre-valeur de 10 millions de dollars, on multiplie 10 millions par ce nombre. Depuis le passage à l'euro, ce type de cotation a été remplacé par la cotation au certain.

Cotation à la criée
La cotation à la criée consistait à énoncer d'une forte voix le cours d'un titre, que les courtiers présents autour de la corbeille pouvaient ainsi vendre ou acheter. Cette cotation verbale s'accompagnait d'une série de gestes codés (mais connus de tous les intervenants) pour indiquer les différentes caractéristiques de l'opération en cours, et les ordres des courtiers. Pendant ce temps, des employés inscrivaient sur de grands tableaux le nouveau cours des titres. Cette forme de cotation a disparu, aujourd'hui remplacée par un système de transactions informatisé, qui affiche en temps réel les variations des cours sur des écrans, et qui sont, parallèlement, diffusées sur des chaînes de télévision spécialisées et en ligne.

Cotation assistée en continu
Lors de l'ouverture de la Bourse de Paris, à 9 heures, un cours d'ouverture (le fixing d'ouverture) est fixé par un ordinateur de la plate-forme Nyse Euronext. Ce cours d'ouverture est déterminé pour que les valeurs cotées bénéficient d'un nombre maximum d'offres et de demandes, c'est-à-dire de ventes et d'achats. Puis le marché fonctionne selon le principe du CAC, c'est-à-dire en cotation assistée en continu. Les ordres sont exécutés de manière électronique, quasiment en simultané dans les deux sens, grâce à la puissance de calcul des ordinateurs. Toutes les Bourses fonctionnent désormais selon ce principe. Cela permet de voir quelles entreprises sont les plus recherchées (par l'achat), ou négligées (en cas de marché atone d'une valeur). À 17 h 30, heure de la fermeture officielle, cette cotation en continu s'achève. Les machines enregistrent alors tous les ordres non exécutés. Quelques minutes plus tard, elles en produisent la synthèse, appelée cours de clôture, ou fixing de clôture.

Cotation au pied de coupon
Le coupon représentait un bon détachable des obligations, lorsque celles- ci étaient matérialisées sous forme papier, pour en toucher les dividendes. Ce mot a gardé le même sens depuis la dématérialisation. On appelle cotation au pied de coupon une cotation qui sépare la valeur monétaire d'une obligation de son coupon. Le coupon couru désigne la fraction d'intérêts annuels écoulée. La cotation au pied de coupon exclut donc les intérêts courus. Ceux-ci sont regroupés sur la même ligne que l'obligation, mais sont cotés séparément de l'obligation à laquelle ils sont attachés. Une cotation au pied de coupon différencie donc la cotation d'une obligation, et celle de ses intérêts.

Cotation des filiales
Lorsqu'une grande société possède des filiales, et qu'elle est cotée en Bourse, les résultats de ses filiales se confondent avec les siens. Mais elle peut aussi opter pour une autre stratégie, qui permet aux filiales disposant du plus grand potentiel de valorisation d'être cotées indépendamment de leur maison-mère. L'avantage, c'est qu'elles disposent d'une plus grande capacité de financement, en mettant leurs propres titres sur le marché. Les investisseurs, hésitant par exemple à investir dans la société mère, pourraient être tentés d'acheter des actions d'une filiale qui leur semble prometteuse. À l'inverse, pour des questions stratégiques, il est aussi possible de retirer des filiales de la cote.

Cotation directe
La cotation directe est une introduction en Bourse, mais réservée aux professionnels et investisseurs habilités. Les particuliers en sont donc exclus. Les règles habituelles s'appliquent à la cotation directe, à savoir des transactions qui résultent d'une négociation, entre une offre et une demande. Mais ces transactions ne sont pas centralisées sur la plate-forme Euronext. La différence avec les cotations publiques, c'est qu'un prix minimum est fixé par le vendeur. Lorsque des acheteurs renchérissent de 10 % (dont, fixant la valeur à 110 % du prix demandé), la cotation a lieu. Concernant les ordres d'achat, ils ne sont servis qu'à minimum de 6 %. Si la transaction n'est pas possible, l'ordre est reporté, en augmentant le prix minimum. Les fonds peuvent dans ce cas être éventuellement bloqués.

Cote des valeurs mobilières
La cote des valeurs mobilières est un récapitulatif des cours de la Bourse. Auparavant publiée par des journaux spécialisés, elle est maintenant accessible en ligne. Elle reprend les cours atteints pour chaque titre pendant chaque journée d'ouverture. En plus du titre de l'action et son numéro d'identification, cette cote des valeurs mobilières fournit d'autres renseignements, tels que les ratios financiers de l'entreprise, ou d'autres indications qui peuvent guider les investisseurs. Chaque mois, Euronext récapitule les statistiques des transactions par entreprise et par secteur, dans les Données du Marché.

Coupon
Il est rare aujourd'hui qu'un titre financier soit matérialisé sous forme papier, avec un coupon détachable, qui permet d'encaisser le dividende de l'année. Mais le vocabulaire est resté. On parle donc de coupon pour désigner l'intérêt dû au possesseur du titre, par l'entreprise émettrice. Par exemple, si quelqu'un possède un titre d'une valeur de 100 euros assorti de 7 points d'intérêt, le coupon représente 7 euros. On parle aussi de détachement de coupon, lorsque l'intérêt est coté à part de l'obligation à laquelle il est attaché ; ou encore de coupon couru, lorsque le coupon ne court plus, c'est-à-dire qu'il est déjà en partie encaissable par quelqu'un. Par exemple, si un titre est mis en vente au 1er juillet, son détenteur peut encaisser 6 mois de dividendes.

Coupon couru
Le coupon représente les dividendes attachés à une obligation, et le mot couru fait référence au temps passé. Le coupon couru est donc une partie du dividende, qui doit être payée au détenteur d'un titre par son émetteur. Cet intérêt est calculé prorata temporis, c'est-à-dire fractionné au prorata du temps écoulé depuis le dernier paiement de l'intérêt. Par exemple, si le détenteur d'un titre, dont l'échéance annuelle est au 31 décembre, le vend au 1er avril, un trimestre d'intérêts a déjà couru. Le coupon couru est coté indépendamment de l'obligation à laquelle il est attaché.

Coupon Payment
L'expression anglaise coupon payment fait référence au paiement d' un dividende boursier, symbolisé par un coupon. Autrefois, il s'agissait d'un vrai coupon détachable, en papier. Le détenteur le découpait et le remettait à son intermédiaire boursier, en échange de son intérêt. Aujourd'hui, le coupon symbolise le dividende attaché à une obligation. Par exemple, si une obligation de 100 euros produit un intérêt de 7 % l'an, le coupon représentera 7 euros. Ces encaissements, comme toutes les transactions, se font maintenant presque toujours par voie électronique.

Coupons D'OPCVM
Le sigle OPCVM signifie organisme de placement collectif en valeurs mobilières. Il s'agit donc d'une catégorie de fonds d'investissement. La valeur des coupons d'OPCVM provient des intérêts produits par les parts du capital détenues par chacun des investisseurs, qui leur sont versés à l'échéance prévue. Ces coupons incluent le revenu des créances négociables, et également les dividendes des obligations. En revanche, les plus-values en capital réalisées par les OPCVM ne sont pas versées aux actionnaires, mais ajoutées à la valeur du fonds.

Coupures d'un emprunt
Le mot coupure doit s'entendre dans le sens de billet, comme on parle d'une coupure de 50 euros, car autrefois, les coupures d'emprunt étaient matérialisées sous forme papier. Aujourd'hui, elles sont inscrites sur une ligne du compte titres des investisseurs. Les coupures d'un emprunt sont la valeur nominale de chacun des titres d'un emprunt obligataire. La totalité des coupures représente la somme globale de l'emprunt. Ces coupures sont de valeur égale ; par exemple, elles sont toutes de 100 euros. Chaque coupure comporte les mêmes droits de créance, et les mêmes droits à intérêt. Ce dernier est calculé en fonction de la valeur nominale de chaque coupure.

Courbe des taux coupon zéro
Certains produits financiers sont assortis d'un coupon, qui représente le dividende annuel versé à leurs détenteurs. D'autres en revanche n'ont pas de coupon, ce sont donc les zéro coupon, ou les obligations à coupon zéro. Pour connaître la courbe des taux, les financiers s'appuient sur les titres ne versant pas de coupon. Cela permet d'éviter les distorsions provoquées par des titres proposant des taux de coupon extrêmement différents. Pour cela, ils se servent principalement des obligations liquides, comme les obligations d'État, pour déterminer l'évolution des taux, en fonction de leurs différentes maturités.

Courbe des taux d'intérêt
La courbe des taux d'intérêt est une représentation graphique de leur évolution. Pour la construire, les analystes s'appuient sur leur maturité, c'est-à-dire la proximité ou l'éloignement de leur échéance, selon qu'ils sont à court ou long terme. En général, la courbe est ascendante, car les intérêts des placements à long terme, plus risqués par nature, sont supérieurs à ceux des placements à court terme. Si cette courbe s'inverse, cela signifie que les opérateurs anticipent une baisse des taux, et que le risque à court terme est jugé trop élevé.

Cours boursier
La Bourse étant un marché public, le cours boursier concerne les produits proposés au public, et non les produits réservés aux professionnels. Il s'agit, techniquement, d'une forme de vente aux enchères (à la hausse) et aux enchères inversées (à la baisse). Si beaucoup d'acheteurs passent l'ordre d'acheter le même titre, celui-ci montera automatiquement, puisque le nombre de titres est limité. Si, en revanche, beaucoup donnent l'ordre de vendre, l'offre est surabondante, car il y a plus de vendeurs que d'acheteurs ; les détenteurs de titres acceptent un prix plus bas pour les liquider. C'est l'ensemble de ces transactions en continu qui détermine, minute par minute, ou jour par jour, le cours boursier d'une valeur.

Cours d'ouverture
Lorsque la Bourse ferme (17 h 30 à Paris), l' ensemble des ordres non exécutés permet de calculer le cours, ou fixing, de clôture. Le lendemain, un cours est calculé par des ordinateurs, en fonction des ordres arrivés avant l'ouverture, pour déterminer le cours qui permettra le maximum de transactions au cours de la journée. C'est à partir de la fixation de ce cours d'ouverture, ou fixing d'ouverture, que les échanges peuvent commencer. Il s'agit donc d'un cours indicatif et très provisoire, puisque la valeur des transactions peut s'en éloigner rapidement.

Cours de la Bourse
Chaque jour d'ouverture, les produits financiers proposés au public sont cotés à la Bourse, et leur cours varie selon l'offre et la demande. Le cours de la Bourse mesure à la fois chaque produit qui compose le marché, et également l'ensemble de ces produits, pour produire un résultat final quotidien. On dira, par exemple, que le cours en Bourse de telle valeur a flambé, ou s'est écroulé, selon sa hausse ou perte de valeur. De manière générale, on dira que la Bourse se porte bien, si les transactions y sont nombreuses et haussières. Le cours de la Bourse sert aussi d'indicateur de confiance dans les grandes entreprises, et, plus globalement, dans les perspectives économiques d'un pays.

Cours ex-droit
Le cours ex-droit signifie qu'il s'agit de la cotation d'une action ayant perdu ses droits, le plus souvent le droit de vote pendant l'assemblée générale des actionnaires, ou, dans le cas d'une augmentation de capital, le droit d'attribution d'actions gratuites. Ce processus est destiné à compenser la valeur moindre des nouvelles actions de l'entreprise, puisque chaque action est devenue une fraction moindre du capital qu'avant l'opération. Le nouvel acquéreur, qui achète des actions du capital augmenté, ne bénéficie pas du droit de souscription à des conditions privilégiées ou d'attribution, qui a été détaché et réservé aux anciens détenteurs. La cote des actions ex-droit est logiquement inférieure à celle des actions avec droit.

Cours historique
Le cours historique signifie en général un record de hausse, ou une cotation suffisamment gratifiante pour avoir marqué les esprits. On parlera, par exemple, de hausse historique si un produit financier a atteint une valeur que les détenteurs espèrent retrouver, pour vendre dans de bonnes conditions. Ce cours historique peut s'appliquer à tous les produits, qu'il s'agisse d'obligations, d'actions, d'options, de trackers, de matières premières ou de monnaies. Pour faire une analyse prospective, le raisonnement est le suivant : si le cours de telle action, cotée en moyenne 100 depuis un an, est actuellement à 85, elle est sous-valorisée. Si son cours historique a été 125, elle peut donc non seulement retrouver une cote de 100, et pourquoi pas de 125.

Coûts d'acquisition différés
Les coûts d'acquisition différés concernent plusieurs domaines comptables. Dans les contrats financiers, il peut exister des frais d'entrée (frais de constitution de dossier, prime d'assurance vie, remboursement des intérêts avant celui du capital...) Par exemple, lorsqu'un investisseur veut sortir avant terme du capital d'un fonds commun de placement, il devra s'acquitter d'une pénalité, selon les modalités prévues. Ou encore, ces frais d'acquisition différés peuvent représenter l'amortissement des frais liés à un contrat d'assurance vie, comme les commissions et assurances rapportées à la période couverte.

Covered Bonds
L'expression covered bonds signifie, en français, obligations sécurisées. Du point de vue des banques émettrices, elles financent leurs actifs à long terme, et permettent de diversifier le profil de leurs investisseurs, y compris au plan géographique. En outre, les obligations sécurisées leur offrent, pour leur gestion par échéance de maturité, une visibilité et une prévisibilité actif-passif. Du point de vue de l'acquéreur, les obligations sécurisées bénéficient d'une notation plus élevée. Il dispose de possibilités de recours, auprès de l'émetteur ou du pool de couverture. Ses risques sont allégés, car la liquidité des titres est souvent meilleure que celle d'autres titres. Enfin, il n'est pas engagé dans d'éventuelles pertes de l'institution émettrice.

Covered Warrants
Les covered warrants sont des sûretés couvertes, garanties par gage. Avec ce type de warrants, il est possible d'acheter ou de vendre un grand nombre d'instruments financiers, y compris des actions ou des devises, à un prix et à un moment définis par avance. Il peut s'agir aussi de bons d'acquisition sur des titres financiers, ou sur un panier de titres. Ils sont couverts par une banque ou assimilée, qui achète pour cela les actifs correspondants. Son objectif est de connaître à l'avance leur valeur, pour le cas où les investisseurs décideraient de les acquérir. La différence avec les autres warrants, c'est que les covered warrants ne sont émis que par des institutions financières. Ils recouvrent une très grande variété de sous-jacents, ce qui permet à leurs détenteurs de bénéficier d'un large choix, alors que les warrants ordinaires ne concernent qu'un seul type d'actif.

Créances douteuses
Une créance douteuse est une créance ordinaire, mais qui, par suite de spéculations, d'affaires désastreuses, ou de bouleversements socio-politiques, l'est devenue. Par exemple, si une entreprise rencontre des difficultés graves et durables, sa signature se dévalorise. Les créances qu'un banquier détenait sur elle, même assorties de garanties, deviennent douteuses, car il risque de perdre le capital prêté, en partie ou en totalité Ou encore, si un emprunteur se révèle incapable de continuer à honorer ses échéances, ses créances deviennent douteuses. Ces créances subissent donc une réduction de leur valeur, en fonction de la probabilité plus ou moins forte ne pas être couvertes.

Création de valeur actionnariale
Pour conserver son actionnariat actuel, et pour l'élargir, une entreprise doit démontrer qu'elle crée de la valeur pour ses actionnaires, selon le type d'investissement et le secteur d'activité. À titre d'exemple, un investisseur institutionnel peut chercher la stabilité et la rentabilité à un horizon de dix ans, un particulier à deux ou cinq ans, alors que pour un trader, l'échéance est parfois très rapprochée. Pour calculer cette valeur actionnariale, on prend le résultat d'exploitation (après déduction des impôts), duquel on retranche le coût du financement de l'actif net. En confrontant le cash-flow avec le coût de l'investissement qui a été nécessaire pour le créer, la différence représentera la valeur actionnariale.

Création de valeur boursière
Les sociétés cotées en Bourse sont soumises à différentes analyses, indispensables pour les autorités financières, la Banque de France, les actionnaires, les banquiers, et les futurs investisseurs, qui veulent s'assurer de sa solidité et de sa pérennité. Il est donc essentiel de déterminer quelle valeur boursière elles génèrent, par exemple sur un mois ou sur un an. Pour la mesurer, on comptabilise la valorisation boursière de chaque entreprise, en additionnant les actions ou autres titres financiers détenus par le public ou des institutions. On ajoute à ce montant global son endettement (considéré comme de l'argent investi par ses prêteurs), et on en soustrait son actif économique.

Cum warrant
Le cum warrant est plus fréquemment appelé bond cum-warrant ou cum-warrant bond, c'est-à-dire option sur obligation garantie. Ce droit d'option permet d'acheter des actifs, à un prix fixé par avance et durant une période déterminée, généralement plusieurs années. Une obligation avec option est semblable à une obligation échangeable, mais cette dernière forme un tout, et le droit d'exercice ne peut être séparé du titre. À la différence d'une obligation échangeable (convertible bond), l'obligation avec option peut être détachée de son option, et vendue séparément. L'obligation devient ainsi une obligation ex-droit, et perd une partie de sa valeur. Elle peut être vendue, avant que l'option, détenue par un tiers, ne soit levée.

Current assets
Un current asset signifie un actif courant. Par contre, current assets signifie le plus souvent actifs circulants (à moins d'un an). Dans le domaine financier, la plupart des actifs sont circulants, donc disponibles. Les actions sont par définition des actifs circulants, puisque, sauf stipulation contraire, elles peuvent être cédées par leur détenteur lors de n'importe quelle séance de Bourse. Mais également les options à terme et les obligations. Pour un pays, les actifs circulants sont ceux qui circulent à l'intérieur, et aussi à l'extérieur.


Envoyer un mot