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Le Lexique de la Bourse

Il y a 38 mots dans ce répertoire commençant par la lettre G.
Gain en capital
Le gain en capital, ou plus-value, représente l'écart positif entre le prix de cession d'un bien et son prix d'achat. Généralement, les plus-values sur valeurs mobilières qui sont faites par des personnes physiques sont soumises à l'imposition, en tenant compte du montant des cessions faites pendant une année donnée. En ce qui concerne les particuliers, une plus-value ou moins-value sur des valeurs mobilières se calcule en faisant la différence entre le prix de vente déduit des frais de cession et le prix d'achat, auquel s'ajoutent les frais d'achat. Le reliquat est alors appelé moins-value s'il s'agit d'une perte, ou plus-value le bien a généré un gain en capital

Gamma d'une Option
Le gamma d'une option sert à indiquer la sensibilité d'un delta. Il permet d'évaluer à un instant précis les fluctuations du delta selon les variations du sous-jacent. Le delta quant à lui n'est autre qu'un indicateur de variation d'une option. Il existe quelques éléments qui peuvent influencer le calcul du gamma d'une option, à savoir les variations de la valeur du sous-jacent et sa volatilité, le taux d'intérêt sans risque, ainsi que le détachement d'un dividende.

Gap
Au sens figuré, le mot gap signifie fossé ou séparation, et exprime l'idée d'un écart. Par exemple, si un pays ne produit que 90 % de l'électricité dont il a besoin et ne peut en importer, on parlera d'un gap de 10 % de sa production. Dans le domaine financier, on appelle gap la différence entre le cours de clôture d'une séance de Bourse ou d'une cotation des actifs, et le cours d'ouverture de la séance qui suit. Les analystes et les traders se servent du gap pour élaborer leurs analyses techniques. En effet, les investisseurs estiment que c'est le cours de clôture enregistré avant le gap qui servira de support, si jamais la valeur de l'actif venait à baisser. A contrario, ce cours de clôture avant le gap servira de résistance si les cours connaissent une forte haute. Il s'agit donc d'un indice de référence provisoire pour la journée.

Garantie d'actif
Lorsqu'un investisseur acquiert une entreprise, il a une vue globale de l'entreprise, notamment grâce à son bilan, mais n'en maîtrise pas encore tous les détails. Il signe donc une garantie d'actif, généralement couplée avec une garantie de passif. Par celle-ci, le vendeur garantit que l'ensemble des moyens de production, des actifs, des comptes et de la trésorerie est bien la propriété de l'entreprise, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas menacés de saisie par des créanciers ; ou que, si c'est le cas, chaque actif concerné est clairement identifié. Ainsi, après la signature, l'acquéreur entreprend des vérifications approfondies, et, en cas de tromperie, peut se retourner contre le vendeur.

Garantie d'actif net ou de passif
Lorsqu'un acquéreur souhaite prendre le contrôle d'une entreprise en achetant les parts sociales de son capital, il veut s'assurer de sa situation réelle au jour de la cession, et se protéger contre d'éventuelles dévalorisations d'actifs. Il veut notamment savoir si ses comptes sont sincères, si les actifs sont évalués à leur juste valeur, si le passif est clairement identifié et chiffré. La garantie d'actif net et de passif engage le vendeur à combler les passifs inconnus qui apparaîtraient après la signature, mais qui seraient antérieurs à la cession.

Garantie de cours
La garantie de cours était une procédure boursière publique. Lorsqu' un fonds d'investissement souhaitait acquérir 50 % ou plus du capital ou des droits de vote d'une entreprise, elle devait s'engager à acheter aux mêmes conditions tous les titres qui lui étaient proposés, pendant une période de dix jours minimum. Le but était de ne pas léser les petits actionnaires. Cette procédure, depuis 2011, a été remplacée par celle de l'offre simplifiée, également soumise au contrôle de l'Autorité des Marchés Financiers.

Garantie de passif
Après avoir acheté une entreprise, l'acquéreur peut découvrir que le bilan ne correspond pas exactement à la réalité, que des actifs n'ont pas été correctement dévalorisés, ou qu'il existe des passifs plus importants que prévu. Pour s'en prémunir, il signe une clause de garantie de passif, dont la durée est fréquemment de trois à cinq ans. Par celle-ci, le vendeur s'engage à dédommager l'acquéreur, s'il advient qu'à la date de cession, des éléments ont été mal évalués. Dans le cadre d'une fusion-acquisition, cette garantie de passif protège l'acquéreur contre tout événement survenant par la suite, par exemple des dettes plus importantes qu'annoncées, ou un contrôle fiscal aux conséquences financières dommageables. Elle est le plus souvent accompagnée d'une garantie d'actif.

GDR
Un global depositary receipt, ou international depository receipt (IDR) est un certificat global représentant un groupe d'actions d'une entreprise étrangère cotée aux USA, et correspond à l'ADR, american depository receipt, qui concerne les actions américaines. En Europe, ce certificat s'appelle EDR (european depositary receipt). Ces certificats peuvent regrouper des actions provenant d'entreprises de différents pays, et sont souvent utilisés par des investisseurs souhaitant intervenir par ce biais dans des pays émergents, car ils en facilitent l'accès. Ils se négocient indépendamment des valeurs qu'ils représentent.

Géographie du capital
La géographie du capital est une mesure de détection et d'évaluation des grandes catégories d'actionnaires d'une entreprise, parfois en termes de localisation géographique (par pays ou régions économiques), mais surtout en fonction des différents types d'investisseurs. Par exemple, la géographie du capital permet de connaître la répartition des principaux groupes d'actionnaires : investisseurs institutionnels, particuliers, fonds d'investissement, salariés... Elle permet également de connaître la répartition des droits de vote liés aux actions, ce qui lui permet de mieux orienter sa stratégie d'investissement ou de répartition des dividendes, en fonction des attentes de son actionnariat.

Gérant de portefeuille
Le gérant de portefeuille est avant tout un expert financier, le plus souvent spécialisé dans un domaine précis, mais qui peut aussi faire de la multigestion. Son rôle principal est de gérer et de faire fructifier les capitaux qui lui sont confiés par ses clients, particuliers ou entreprises. Il peut être indépendant, mais travaille le plus souvent dans une banque, des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), ou encore dans une compagnie d'assurance. S'il agit en gestionnaire de fortune, il conseille son client privé, qui garde le pouvoir de décision. Lorsqu'il agit sous mandat, il décide librement de ses prises de position, dans le respect de la déontologie de sa profession.

Gestion Actif-passif
La gestion actif-passif correspond à asset and liability management ( ALM) en anglais. Cela désigne l'approche globale d'une entreprise, notamment d'une institution financière, pour évaluer la rentabilité de ses capitaux propres, selon le type d'investissements qu'elle réalise et de crédits qu'elle accorde. Cette gestion mesure également les risques financiers, par exemple les risques de crédit, de taux d'intérêt, de change, ou de liquidité. Grâce à des modélisations, la gestion actif-passif vise à anticiper l'évolution de différents variables et indicateurs, comme les taux d'intérêt ou les risques d'insolvabilité liés à la crise éventuelle d'un secteur économique ou d'un pays. L'objectif de la gestion des actifs et passifs est d'optimiser l'adéquation entre les capitaux propres de l'entreprise et les risques prévisibles, en incluant son hors-bilan.

Gestion active
La gestion active consiste à rechercher une rentabilité supérieure à un benchmark (marché de référence). Pour y parvenir, les gestionnaires sélectionnent les produits ou secteurs qui leur semblent susceptibles d'avoir les meilleures performances ; par exemple des options à terme, des actions, des pays ou des domaines particuliers (matières premières, indices boursiers, devises...). Cela inclut l'analyse et l'achat de titres qui semblent sous-évalués (donc qui possèdent un fort potentiel de croissance), et la vente de titres qui semblent avoir atteint leur cotation maximale, ou qui risquent d'être affectés par des événements climatiques ou sociopolitiques.

Gestion alternative
La gestion alternative concerne uniquement des fonds d'investissement ou des grandes fortunes, qui appliquent des méthodes inaccessibles au grand public, en raison des risques qu'elles comportent. La définition de ce type d'investissements est assez floue, puisqu'on les appelle hedge funds, fonds alternatifs, fonds spéculatifs, fonds de couverture ou encore fonds d'arbitrage. Leur point commun est que leur gestion n'est pas corrélée aux performances des marchés financiers, et ne veut pas dépendre de la hausse des cours pour réaliser des profits. Pour cela, ils font appel à des outils financiers et des indices complexes, comme l'event driven (événement dirigé) ou le neutral market (marché neutre). À la différence des OPCVM, les hedge funds ont recours à l'emprunt, et sont donc contraints à une rentabilité minimale.

Gestion assistée
Dans le cadre d'une gestion assistée, un particulier, disposant d'une certaine surface financière, se fait conseiller par un spécialiste, par exemple un gestionnaire de fortune ou un expert en investissements et en fiscalité de sa banque. Les responsabilités de chaque partie sont définies par contrat. Le client peut joindre son conseiller à tout moment, et ce dernier peut également l'appeler, s'il détecte une opportunité en cours à la Bourse, une évolution favorable d'un secteur, ou des investissements défiscalisés. Dans le cadre d'une gestion assistée, à la différence d'une gestion déléguée, le client garde son pouvoir de décision.

Gestion collective
Les investisseurs particuliers et institutionnels, devant la complexité des marchés financiers, ont souvent recours à des professionnels de la gestion. Ces organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) peuvent être des fonds communs de placement (FCP) ou des SICAV. Comme ils gèrent des milliers de comptes, le coût unitaire de la gestion de chaque compte se trouve minimisé, et leurs clients bénéficient d'économies d'échelle importantes, d'autant que leurs performances sont souvent supérieures à celles que pourrait espérer un non-spécialiste. De plus, la gestion collective donne accès à des marchés qui resteraient inaccessibles à de petits investisseurs, et permet une diversification des actifs et une meilleure gestion du risque.

Gestion d'actifs
La gestion d'actifs (financiers) correspond en anglais à asset management. Il s'agit, pour des gestionnaires (asset managers), de gérer le portefeuille confié par leurs clients. Ces derniers peuvent être des particuliers, des assureurs, des caisses de retraite, des sociétés de prévoyance ou des mutuelles. Ces sociétés de gestion sont le plus souvent des filiales d'assureurs ou de banques, spécialisées dans les produits d'épargne collective, comme les OPCVM, SICAV et FCP. Elles peuvent aussi proposer une gestion personnalisée à un client individuel, et agir comme conseiller financier. Le client détermine alors la rentabilité espérée, en fonction du niveau de risque qu'il accepte, et de son objectif à court, moyen ou long terme.

Gestion de fortune
La gestion de fortune concerne des particuliers disposant de plusieurs millions d'euros, voire bien davantage. Le gestionnaire de fortune peut être un professionnel indépendant, ou le conseiller d'une banque d'affaires. Il analyse le patrimoine de son client, et son profit social et psychologique ; par exemple, la rentabilité espérée à court, moyen ou long terme ; son degré d'aversion au risque ; ainsi que sa situation matrimoniale, son âge et la situation juridique de ses héritiers et ayants droit. Puis le gestionnaire lui propose ce qui lui semble le plus prometteur, en terme de rentabilité et de pression fiscale. La gestion de fortune inclut donc souvent des investissements dans des domaines spécifiques qui exigent une connaissance pointue, comme les forêts, les vignobles ou les vins, le marché de l'art, l'immobilier de luxe, ou les chevaux de course.

Gestion des risques
La gestion des risques est une approche systématique, mise en place par quasiment toutes les entreprises et organisations, pour évaluer les risques encourus dans le cadre de leur activité, et ce, quelle qu'en soit la nature. Pour une entreprise, l'objectif est de réduire les facteurs d'incertitude, liés par exemple à l'affaissement ou au retournement des marchés, à l'apparition de nouveaux concurrents ou de nouveaux produits, aux risques de change, aux risques sociopolitiques liés à l'investissement dans des pays dangereux, ou à une éventuelle crise financière. La gestion des risques couvre donc un très large périmètre, incluant les relations avec les assurances de l'entreprise, ses banques, ses fournisseurs, ses clients, et même l'administration fiscale. Des grilles de risques sont établies, analysées et surveillées, avec mise en place de niveaux d'alerte différents selon l'importance du risque potentiel.

Gestion growth
La gestion growth se traduit par gestion de croissance. Il s'agit d'un mode de gestion dit offensif (par rapport à la gestion défensive), qui se focalise sur les valeurs à fort potentiel. Cela concerne des entreprises bien valorisées, mais qui disposent d'une importante marge de progression, en général parce qu'elles agissent sur un marché porteur, ou qu'elles ont lancé de nouveaux produits qui rencontrent un grand succès. En achetant leurs actions, les investisseurs anticipent des bénéfices conséquents, et donc une augmentation de leur cours, ou une progression de leur dividende.

Gestion indicielle
La gestion indicielle est un mode de gestion passive, qui vise à obtenir une performance jumelle de l'indice choisi. Par exemple, si l'indice est le CAC 40, les fonds indiciels achètent les 40 valeurs qui le composent, en respectant leur pondération. Ou, si l'indice de référence est le Dow Jones ou le S & P 500, la gestion de fonds consistera à reproduire à l'identique leur composition, au prorata des valeurs concernées. Les résultats d'une gestion indicielle seront donc le reflet quasi exact de l'évolution de l'indice, à la hausse ou à la baisse.

Gestion individuelle
La gestion individuelle est ce que font tous les célibataires ou les couples, amenés à gérer eux-mêmes leurs finances, leur compte en banque, leur épargne et leurs dépenses. C'est une pratique un peu chronophage, mais gratuite. Pour une personne disposant d'un certain capital, la gestion individuelle consiste à gérer elle-même son ou ses comptes, notamment son compte titres ou portefeuille d'actions, le plus souvent en ligne. Elle peut ainsi arbitrer à l'intérieur d'un plan d'épargne en actions, sans passer par un intermédiaire.

Gestion passive
La gestion passive désigne une méthode automatisée, ou quasiment automatisée, de gestion d'un portefeuille particulier. Ce dernier consiste à reproduire à l'identique, sur une plus petite échelle, l'indice de référence, par exemple le CAC 40, le Dow Jones, le S & P 500, ou des produits dérivés fondés sur des indices. Pour pratiquer une gestion indicielle, on achète, dans les mêmes proportions et en appliquant les mêmes coefficients de pondération, exactement les mêmes valeurs qui composent l'indice de référence. La performance de la gestion passive sera donc équivalente à celle de l'indice.

Gestion quantitative
La gestion quantitative est destinée à évaluer et limiter les risques, tout en visant la performance la plus élevée possible. La différence, c'est qu'elle est issue de modèles mathématiques, programmés par ordinateur. Elle se détermine par un indice qui sera pris comme référence, un benchmark (repère). Ses modélisations prennent en compte la volatilité relative des titres, leur risque intrinsèque, et leur risque de liquidité. L'objectif à moyen et long terme est d'obtenir une rentabilité supérieure à ce repère, tout en maintenant une prise de risque comparable. La gestion est largement automatisée, pour éviter les erreurs humaines du gestionnaire, et est donc largement contrôlée par des ordinateurs, qui prennent des décisions en fonction de calculs à grande échelle (notamment dans ce qu'on appelle la finance haute fréquence). Cette gestion peut bien sûr passer de nouveau sous contrôle humain à tout moment.

Gestion réactive
La gestion réactive s'applique à des fonds dits flexibles ou réactifs. L'investisseur confie son capital au gestionnaire (gérant), qui décidera librement de la stratégie pour dénicher les meilleures opportunités, en fonction de la hausse espérée de leur valeur (gestion valeur, ou value). Il peut opter pour n'importe quel type ou secteur d'investissement, choisir telle ou telle zone géographique, arbitrer à tout moment entre actions et obligations, investir dans les marchés à terme ou les devises, et rééquilibrer la composition du fonds en fonction de l'évolution des marchés. Selon la personnalité du gérant, ces fonds peuvent contenir quelques produits exotiques, des valeurs décotées, des valeurs russes, sud-américaines et de pays émergents. Souvent, ils incluent des obligations convertibles, qui servent de thermomètre aux tendances haussières et baissières.

Gestion value
La gestion growth (croissance) vise des entreprises au fort potentiel de développement et de bénéfices. Presque à l'opposée, la gestion value (valeur), dite défensive, consiste à repérer des entreprises dont la valeur boursière est sous-évaluée. Pour ce faire, le gestionnaire analyse le price earning ratio (ratio entre le cours de cotation et les bénéfices), le montant des dividendes relaté au cours de l'action, le ratio entre le cours coté et le chiffre d'affaires de l'entreprise, ou encore le ratio cours/actif nef (PVB ou price to book value en anglais) qui serait inférieur à la moyenne du marché. Les gestionnaires pratiquant la gestion value espèrent que le marché finira par se réajuster, et que ces titres retrouveront un cours représentatif de leur véritable valeur.

Gestionnaire de patrimoine
Lorsqu'un particulier dispose d'une certaine fortune, et qu' il ne souhaite pas la gérer lui-même, il peut faire appel à un gestionnaire de patrimoine. Celui-ci est un expert en placements, le plus souvent multi-casquettes, indépendant ou salarié d'une banque d'affaires ou d'un fonds d'investissement. Sa mission est de valoriser les fonds qui lui sont confiés par ses clients. Il connaît plusieurs marchés financiers, y compris des marchés plus ou moins confidentiels, et est au fait de l'évolution des règles fiscales. Il peut gérer une partie ou la totalité d'un patrimoine, en décidant avec ses clients de sa répartition. Par exemple, une partie liquide, une partie sécurisée, et une partie destinée à des produits plus spéculatifs comme les produits dérivés ou l'art contemporain. Il joue aussi le rôle de conseiller financier.

Gestionnaire de risques financiers
Les entreprises sont confrontées à de nombreux risques, et font appel à divers experts pour y répondre au mieux. Le gestionnaire financier est spécialisé dans la finance. Il analyse les flux financiers d'une entreprise, ou des opérateurs de marché qui l'ont mandaté. Pour chaque élément, il mesure le risque qui y est associé, par exemple l'impact de la variation du cours de telle ou telle devise, de telle matière première, d'un changement de gouvernement qui serait défavorable aux entreprises (augmentation de la pression fiscale et des charges sociales...), ou de la variation des taux d'intérêt. Toutefois, sa principale mission sera d'observer, de mesurer et de limiter les risques liés aux produits dérivés et aux options à terme.

Global custodian
Un global custodian est un gardien, et plus précisément un conservateur financier global (ou général). Son rôle est de conserver, suivre et gérer les actifs confiés par ses clients, aussi bien résidents que non-résidents : investisseurs, banques, fonds de placement, institutions ou gouvernements. Il peut conserver les titres sous format papier, mais le plus souvent il s'agit de titres dématérialisés, protégés sur des serveurs sécurisés avec accès crypté : actions, obligations, bons du Trésor, garanties et produits dérivés... Le conservateur global propose également des services additionnels sur les marchés financiers. Il peut ainsi collecter pour le compte de ses clients les dividendes, les intérêts et les primes, payer les charges et taxes, ou récupérer les actions gratuites.

Golden boy
L'expression golden boy pourrait se traduire par garçon doré, ou garçon couvert d'or, et désigne les traders, souvent jeunes. Par extension, cette expression est aussi appliquée aux personnes travaillant dans le domaine financier, et gagnant des revenus ou des bonus très importants. Dans une période d'euphorie boursière, des hommes jeunes (et jeunes femmes) ont pu jouir d'un niveau de vie très élevé, possédant appartements luxueux et voitures de sport clinquantes. Après une journée très stressante, jonglant avec des millions de dollars, ils dépensaient sans compter. D'où l'idée populaire qu'ils étaient cousus d'or, dans le même sens que l'expression "jeunesse dorée".

Golden share
Une golden share est une part dorée, une action (ou groupe d'actions) préférentielle, qui donne à son détenteur le droit de veto sur l'ensemble du capital d'une entreprise. Elle représente donc un droit extraordinaire, ce qui la place au-dessus des actions ordinaires. Ces golden shares sont souvent conservées par un État, dans le cadre de la privatisation d'une société nationalisée. Elles sont donc d'une durée limitée, le temps que la société soit privatisée, et que le processus de cotation en Bourse soit achevé.

Greenshoe
Le nom greenshoe (ou option de sur-allocation) vient de l'entreprise ayant inventé cette technique lors de son introduction en Bourse. Pour éviter une trop forte amplitude des cours, à la baisse ou à la hausse, l'entreprise propose à la banque chef de file une option sur un certain nombre d'actions, qui excèdent la mise sur le marché initialement prévue. Si le cours monte trop vite, la banque lève l'option et vend ses titres. Elle a l'obligation de vendre au cours d'introduction, ce qui le fait mécaniquement baisser. À l'inverse, si le cours chute trop fortement, la banque achète autant de titres que lui permet sa réserve. La greenshoe est doublement limitée : à 15 % du montant total des actions ou obligations émises, et pour une durée de 30 jours.

Gross dividend
Gross dividend se traduit en français par dividende brut. Le dividende est une prime versée aux actionnaires, par action. Le dividende brut regroupe la somme globale de tous les dividendes reçus au cours de l'exercice fiscal d'une entreprise, par les détenteurs de titres. Il inclut tous les dividendes ordinaires, les gains en capital, les dividendes exceptionnels, et d'éventuelles primes non taxables. De son montant seront déduits les commissions, les impôts et taxes, et les frais de gestion, pour donner le dividende net.

Gross national product
Le gross national product (GNP) se traduit par PNB (produit national brut). Il s'agit d'un des principaux indicateurs économiques. Il représente le montant cumulé de tous les biens et services produits et vendus dans un pays. On y ajoute la valeur des services et biens importés, et on en déduit les services et biens exportés. Il inclut également les revenus des citoyens établis à l'étranger, après déduction des revenus des étrangers non-résidents habitant provisoirement dans le pays. Il mesure donc la production d'un pays, indépendamment de l'endroit où vivent ses citoyens. Généralement, les économistes estiment que plus le PNB d'un pays est élevé, plus les habitants bénéficient d'un niveau de vie également élevé.

Gross up
L'expression anglaise gross up implique l'idée d'un cumul. Dans le domaine financier, elle peut se traduire par brut. Elle est principalement utilisée dans deux cas de figure. Dans les contrats d'émissions obligataires, il s'agit d'une clause autorisant l'émetteur à augmenter les taux d'intérêt, en cas d'augmentation des impôts, pour ne pas léser les investisseurs. Pour les salaires, notamment aux États-Unis, il s'agit d'une clause qui engage l'entreprise à rembourser leurs impôts à certains employés. À titre d'exemple, si un employé est payé 30 000 dollars net par an, son salaire réel pourrait être de 40 000 dollars (grossed up, ou brut). Si ses impôts se montent à 10 000 dollars, il lui restera donc 30 000 dollars.

Groupe de direction (en matière d'emprunt obligataire)
Lorsqu'une entreprise ou un État lance un emprunt obligataire d'un montant important, il a recours à un pool d'institutions financières, qui agiront comme un syndicat bancaire. Ce groupe peut réunir des banques, des compagnies financières, et des fonds d'investissement. Après avoir défini les objectifs, le rôle de chaque partie, et les conditions d'émission des titres, ce groupe se chargera de les placer auprès du public. Parmi ces institutions, l'une sera choisie comme chef de file, et d'autres comme co-chefs de file. Le plus souvent, ce groupe de direction garantira la bonne fin de l'opération, en s'engageant par contrat à placer tous les titres émis, ou, à défaut d'y parvenir, à l'acheter lui-même.

Groupement d'épargne retraite populaire
Pour compléter leur retraite, les particuliers ont la possibilité de souscrire à un plan d'épargne populaire (PEP). Pour obtenir de meilleures conditions et des avantages, ils peuvent se regrouper, sous la forme d'un GERP, ou groupement d'épargne retraite populaire. Le GERP est donc un groupe destiné à favoriser l'épargne-retraite, auquel les particuliers adhérent individuellement. Ce groupe souscrira des contrats collectifs auprès des organismes d'assurance-retraite, et obtiendra des conditions de souscription, de primes et de fonctionnement, en général plus favorables que celles proposées à un simple particulier.

Growth stock
L'expression growth stock, ou glamor stock (valeur glamour, séduisante), signifie valeur de croissance. Dans le domaine financier, les valeurs de croissance désignent les actions des entreprises dont la trésorerie et les bénéfices sont plus élevés et plus constants que ceux d'entreprises comparables. L'origine de leur croissance tient à des avantages spécifiques, par exemple une forte progression à l'étranger, un brevet qui les place en tête de peloton dans leur secteur, ou un nouveau produit très demandé et très rentable. Leur capitalisation boursière est élevée, d'une part parce que les investisseurs espèrent des gains substantiels, et d'autre part parce qu'en cas de repli général des cours, ces valeurs baisseront moins que d'autres. En général, les valeurs de croissance versent peu de dividendes, voire pas du tout. Elles préfèrent investir leurs bénéfices pour s'autofinancer et poursuivre leur expansion.

Guaranteed investment fund
On appelle guaranteed investment fund un fonds dont le capital garanti. Dans le domaine de l'assurance-vie, il désigne un fonds qui permettra au souscripteur de récupérer son capital au terme fixé. En cas de décès, celui-ci sera transféré à ses héritiers. Dans le langage financier, on appelle fonds à capital garanti un OPCVM (FPC ou SICAV), organisme de placements collectifs en valeurs mobilières. Une clause prévoit que le capital versé sera remboursé, quelles que soient par ailleurs les fluctuations du marché, et également quel que soit le type d'investissements réalisés. Il est en général bloqué jusqu'à son échéance, qui s'étale de quelques mois à un an.


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