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Crédit Agricole devient actionnaire de Worldline, FDJ lance une OPA de 2,6 milliards d’euros

22 Jan 2024 08:06 | Analyses de marché

En France

  • Le groupe bancaire Crédit Agricole SA (CASA) a dévoilé lundi l’acquisition de 7 % du capital de Worldline, une entreprise spécialisée dans les paiements électroniques. La banque a exprimé son intention de demeurer un actionnaire minoritaire à long terme, affirmant son engagement total aux côtés de Worldline. Cette transaction ne devrait avoir qu’un impact modéré, inférieur à 10 points de base, sur le ratio de fonds propres CET1, selon les informations fournies par la banque.
  • Parallèlement, la Française des Jeux (FDJ) a annoncé le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) sur Kindred, une société cotée à Stockholm, évaluée à 2,6 milliards d’euros en termes de valeur d’entreprise. Outre cette initiative, l’opérateur de jeux d’argent et de hasard a rapporté une augmentation de 6,5 % de son chiffre d’affaires pour l’exercice 2023.

Évolution des actions

Lundi, les marchés boursiers européens pourraient connaître une hausse, suivant ainsi la tendance positive du secteur technologique américain observée vendredi, ayant propulsé l’indice S&P 500 vers de nouveaux sommets historiques.

Aux alentours de 7h40, les contrats à terme sur le CAC 40 affichaient un gain de 46 points, soit 0,6%, d’après les données du courtier IG. De même, les contrats sur le DAX 40 enregistraient un avancement de 110 points, soit 0,7%, tandis que ceux sur le FTSE 100 progressaient de 16 points, soit 0,2%.

Portée par la performance des valeurs technologiques, la Bourse de New York a clôturé en hausse vendredi, permettant à l’indice S&P 500 d’établir un nouveau record. L’indice élargi S&P 500 a enregistré une progression de 1,1%, atteignant les 4.839 points, effaçant ainsi son précédent record de 4.796,56 points datant du 3 janvier 2022. Le Dow Jones a également gagné 1,2%, atteignant 4.839,81 points, tandis que l’indice Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a affiché une hausse de 1,7%, atteignant les 15.310,97 points.

L’enthousiasme des investisseurs pour l’intelligence artificielle a permis aux valeurs technologiques américaines de progresser malgré les incertitudes croissantes autour de la trajectoire des taux de la Réserve fédérale (Fed).

Les acteurs des marchés boursiers et obligataires spéculent sur le fait que la banque centrale américaine ne précipitera pas une réduction des coûts d’emprunt, la résilience de l’économie américaine étant un facteur déterminant.

Évolution contrastée en Asie

Lundi, les principaux marchés asiatiques ont affiché des performances divergentes. Alors que l’indice Nikkei a enregistré une hausse de 1,6% à Tokyo, atteignant son plus haut niveau depuis février 1990, le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a chuté de 2,6% en fin de séance, et l’indice Shanghai Composite a abandonné 2,1%.

La baisse des valeurs immobilières a impacté les deux indices chinois. Actuellement, un sentiment négatif prédomine sur les marchés d’actions à Hong Kong et en Chine continentale, comme l’a souligné l’équipe de stratégistes de Saxo Markets pour la région Asie-Pacifique dans une note.

Par ailleurs, la Banque populaire de Chine (PBOC) a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. Cette décision intervient après le maintien, ce mois-ci, du niveau des taux de référence.

La banque centrale chinoise a confirmé que le Loan Prime Rate (LPR) à un an reste à 3,45%, tandis que le Loan Prime Rate à cinq ans, servant de référence pour les prêts hypothécaires, demeure à 4,2%, comme indiqué dans un communiqué officiel.

Chaque mois, les LPR sont calculés en se basant sur les taux d’intérêt que 18 banques commerciales désignées appliquent à leurs clients privilégiés. La plupart des prêts en Chine sont liés au LPR à un an, tandis que le taux à cinq ans joue un rôle clé dans le coût des crédits hypothécaires.

Les investisseurs s’attendaient largement à cette décision de la PBOC, d’autant plus que la banque centrale avait maintenu, ce mois-ci également, le taux de sa facilité de prêt à moyen terme (MLF) à un an. Les marchés avaient prévu une possible baisse de la MLF, surtout après la réduction récente des taux de dépôt par les grandes banques commerciales chinoises.

Évolution des obligations

Vendredi, les rendements des obligations du Trésor américain ont principalement augmenté à la suite de la publication de données indiquant une nette amélioration de la confiance des ménages américains en janvier.

La robustesse de la confiance des consommateurs suggère que la Réserve fédérale (Fed) pourrait prendre davantage de temps pour évaluer l’évolution de l’inflation.

BMO Capital Markets commente cette situation en soulignant la divergence entre le message de la Fed sur une possible baisse des taux en mars et l’enthousiasme du marché à anticiper une telle mesure au cours de la première quinzaine de janvier.

Dans le contexte actuel, il semble peu probable que les fortes fluctuations, devenues la norme récente pour les taux américains, connaissent des changements significatifs au cours de la semaine à venir, selon BMO.

Évolution : Changes

Lundi matin, l’euro enregistre des gains par rapport au dollar, bien que l’affaiblissement des perspectives d’une prochaine baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) puisse compromettre cette progression.

La banque CBA souligne que de plus en plus de membres du comité de politique monétaire de la Fed expriment leur désaccord avec l’idée d’une première baisse des taux en mars, telle que prévue par les marchés.

CBA ajoute que le dollar pourrait se renforcer davantage si les acteurs du marché continuent de repousser la date anticipée pour la première baisse des taux de la Fed.

Évolution du marché pétrolier

Lundi, les prix du pétrole enregistrent un recul en raison des inquiétudes liées à la demande.

Les perspectives d’une demande particulièrement faible, dans un contexte de fragilité de l’économie mondiale, entravent la progression des prix du brut, selon les informations de TD Securities. Cependant, les risques géopolitiques liés aux attaques de navires en mer Rouge et aux frappes occidentales contre les Houthis compensent cette faiblesse.

Par ailleurs, l’Ukraine a mené une attaque contre un terminal gazier russe dans la mer Baltique, constituant l’une de ses frappes à plus longue portée à ce jour contre l’économie de guerre de la Russie.

Les services de sécurité ukrainiens ont utilisé des drones pour frapper les installations d’Oust-Louga près de Saint-Pétersbourg, provoquant un vaste incendie, ont rapporté des responsables ukrainiens. Cette attaque devrait entraîner des pertes économiques et nuire aux approvisionnements en carburant de l’armée russe, ont-ils ajouté.

Aux alentours de 7h30, le contrat de mars sur le Brent de la mer du Nord perdait 38 cents, se situant à 78,18 dollars le baril, tandis que le contrat de février sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex cédait 35 cents, atteignant 72,90 dollars le baril.