Actualités

Analyses de marché

Valeurs à suivre

Alertes

Matin Bourse – perspectives pour les jours à venir

3 Juin 2024 08:45 | Actualités

La baisse des taux de la BCE et les élections européennes captiveront les investisseurs en Europe, tandis qu’une série d’indicateurs sur le marché de l’emploi aux États-Unis retiendra l’attention de leurs homologues américains. La prochaine réunion de l’OPEP sera également scrutée de près.

Perspectives des marchés pour les jours à venir :

1. Assouplissement de la BCE La prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE), prévue pour jeudi prochain, devrait marquer le début d’un cycle d’assouplissement monétaire. La BCE s’est presque engagée à abaisser ses taux, malgré des données salariales meilleures que prévu au premier trimestre, suggérant une dynamique de l’emploi robuste cette année.

En assouplissant sa politique pour anticiper l’activité future, “la BCE redeviendrait une banque centrale axée sur les conditions futures plutôt que sur l’inflation actuelle, reflétant une nouvelle confiance dans ses propres prévisions”, selon les économistes d’ING.

Les analystes de Société Générale notent que la BCE pourrait avoir annoncé trop tôt une baisse pour juin et pourraient devoir faire une pause pour permettre à l’inflation de continuer à diminuer.

Les projections économiques de la BCE seront mises à jour lors de la réunion, offrant des indications sur le moment où l’inflation devrait atteindre la cible de 2%, prévue pour mi-2025 selon les estimations de mars.

La réduction des taux pourrait également raviver les craintes d’une dépréciation de l’euro, élargissant l’écart de taux entre la zone euro et les États-Unis. Toutefois, William de Vijlder, directeur de la recherche économique chez BNP Paribas, estime que ce risque est limité, car cette désynchronisation monétaire est déjà largement anticipée par les marchés.

2. Élections européennes Les élections législatives européennes se tiendront du 6 au 9 juin, un événement susceptible de générer de la volatilité sur les marchés, notamment en raison des inquiétudes concernant la progression des partis d’extrême droite au détriment de la coalition actuelle.

“Ursula von der Leyen devrait être reconduite, probablement avec une majorité plus étroite et un Parlement moins favorable aux thématiques environnementales”, estime Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo BHF. Les analystes de Citi partagent cette vue, soulignant que les élections européennes n’ont historiquement pas eu d’impact significatif sur les performances des marchés européens.

Les investisseurs pourront ensuite se concentrer sur l’élection présidentielle américaine, alors que la campagne électorale s’intensifie aux États-Unis.

3. Indicateurs de l’emploi aux États-Unis Les prochains indicateurs du marché du travail aux États-Unis seront scrutés de près. Le taux de chômage est resté inférieur à 4% en avril, avec 175.000 nouveaux emplois créés, reflétant une forte demande de main-d’œuvre.

Les publications attendues incluent l’enquête JOLT sur les ouvertures de postes mardi, l’enquête ADP sur les créations d’emplois dans le secteur privé mercredi, et le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail vendredi.

La Réserve fédérale, avec son double mandat sur l’inflation et le chômage, pourrait ne pas se préoccuper immédiatement de la situation de l’emploi. Raphael Bostic, membre du comité de politique monétaire, a indiqué que la Fed n’aurait pas à se concentrer sur l’emploi avant quelques mois, lorsque les dynamiques se normaliseront.

David Page, responsable de la recherche macroéconomique chez AXA IM, note que certains indicateurs avancés suggèrent un affaiblissement de la croissance des salaires, voire une chute. Les marchés pourraient alors se concentrer sur les implications de ce ralentissement pour la croissance, plutôt que sur les risques de boucle prix-salaires.

4. Réunion de l’OPEP La réunion de l’OPEP et de ses alliés le 2 juin devrait influencer les marchés pétroliers, avec des prix restant volatils en 2024. L’organisation pourrait prolonger ses baisses de production jusqu’à la fin de l’année, malgré des incertitudes sur la demande mondiale avant le pic de consommation estivale.

Les analystes de S&P Global notent que les marchés seront attentifs aux signes de friction au sein de l’OPEP, soulignant que la demande post-pandémique robuste ne peut plus être considérée comme acquise. Le prix du baril devrait rester contenu entre 80 et 90 dollars, influencé par les risques géopolitiques et des fondamentaux économiques faibles.

Hausse attendue des principales Bourses européennes

Les principales Bourses européennes sont attendues en hausse lundi, à l’aube d’une semaine marquée par la probable première baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et peut-être également de la Banque du Canada (BoC). La séance du jour sera dominée par la publication des indices PMI manufacturiers en Europe.

Selon les premières indications, le CAC 40 à Paris devrait gagner 0,85% à l’ouverture, le Dax à Francfort pourrait progresser de 0,98%, et le FTSE 100 à Londres devrait s’apprécier de 0,80%. L’indice EuroStoxx 50 est prévu en hausse de 1,04%.

Les chiffres définitifs de l’activité manufacturière en mai dans les principaux pays européens seront publiés avant 08h00 GMT. L’indicateur préliminaire avait montré une hausse de l’activité manufacturière en zone euro à 47,4, un plus haut de 15 mois, après 45,7 en avril.

La confirmation de ces chiffres rassurerait les investisseurs inquiets d’un décrochage de l’économie européenne par rapport aux États-Unis.

La BCE devrait, selon un consensus largement partagé, abaisser jeudi ses taux directeurs de 25 points de base, alors que l’inflation dans la zone euro était de 2,6% le mois dernier. Cependant, des incertitudes persistent sur la trajectoire des taux au-delà de juin, tandis que la Réserve fédérale américaine (Fed) n’est pas attendue pour réduire les taux avant novembre.

La Banque du Canada devrait annoncer sa décision mercredi, avec une prévision d’abaissement de son taux directeur à 4,75%, selon une enquête Reuters.

Wall Street

La Bourse de New York a terminé la semaine sur une note positive vendredi, soutenue par les derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis.

Le Dow Jones a progressé de 1,51% à 38.686,32 points, le S&P 500 a gagné 0,85% à 5.280,01 points, tandis que le Nasdaq est resté stable à 16.735,015 points.

L’indice d’inflation PCE, principal indicateur du jour, a augmenté de 0,3% sur un mois en avril et de 2,7% sur un an, en ligne avec les attentes, bien que ces chiffres n’éclaircissent pas les futures décisions de la Fed.

Dell a chuté de près de 18% après des prévisions de bénéfices trimestriels inférieures aux attentes, tandis que Gap a bondi de 28,6% après avoir relevé ses perspectives annuelles.

Asie

À la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a progressé de 1,11% à 38.916,15 points, et le Topix a gagné 0,92% à 2.797,9 points.

L’activité manufacturière au Japon a augmenté en mai pour la première fois en un an, et celle en Corée du Sud a progressé au rythme le plus rapide en deux ans, selon les PMI.

L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) a rebondi de 1,4% après une baisse de 2,5% la semaine dernière.

En Chine, le SSE Composite de Shanghai a gagné 0,53% et le CSI 300 a progressé de 0,03%, alors que l’activité manufacturière a atteint un pic de deux ans en mai, selon une enquête de Caixin.

Valeurs à suivre en Europe

Changes/Taux

Le dollar est pratiquement stable (+0,03%) face à un panier de devises de référence après avoir enregistré en mai sa première baisse mensuelle de l’année, en raison des incertitudes sur l’évolution des taux de la Fed.

L’euro se négocie à 1,085 dollar (+0,04%) et la livre sterling à 1,2738 dollar (-0,01%).

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de 2,5 points de base à 4,4867%.

Les marchés anticipent actuellement une réduction des taux de la Fed de 37 points de base d’ici la fin de l’année.

Pétrole

Le marché pétrolier est en léger repli malgré la décision de l’Opep+ de prolonger ses baisses de production jusqu’en 2025 : le Brent recule de 0,14% à 81,00 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) de 0,1% à 76,91 dollars.

Principaux indicateurs économiques du 3 juin

  • France : Indice PMI manufacturier S&P/HCOB (mai)
  • Allemagne : Indice PMI manufacturier S&P/HCOB (mai)
  • Zone euro : Indice PMI manufacturier S&P/HCOB (mai)
  • Royaume-Uni : Indice PMI manufacturier S&P/CIPS (mai)
  • États-Unis : Indice ISM manufacturier (mai)

Exosens fixe un prix de 20 euros par action pour son introduction en Bourse à Paris

Exosens a annoncé lundi son introduction à la Bourse de Paris dans le cadre d’une offre publique d’un montant total de 300 millions d’euros et d’un prix d’introduction de 20 euros par action.

Le titre du groupe français Exosens, spécialisé dans la fabrication d’instruments de mesure et d’optique, commencera à être négocié à partir du 7 juin, a ajouté la société.

Le groupe, considéré comme stratégique par le gouvernement français, restera contrôlé par le Groupe HLD, a indiqué Exosens dans un communiqué.